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Manifestations habituelles dans le cours évolutif des maladies neurodégénératives, les symptômes neuropsychiatriques altèrent fortement la qualité de vie des patients, contribuent à accélérer la détérioration cognitive, et augmentent le risque d’orientation prématurée en institution. Leur intensité est corrélée à l’épuisement physique et psychologique des aidants.
La démence est une réalité qui s’impose avec effroi au sujet comme à ses proches. Elle dépossède l’individu de ses capacités à décider pour lui-même et confère à l’aidant un pouvoir jusqu’alors inconnu. Sur le plan psychodynamique, que mobilise la maladie ? Que modifie-t-elle chez chacun et dans les liens ?
Si les mesures d’isolement et de contention ont augmenté ces dernières décennies,
il faut relever qu’elles s’inscrivent dans un climat tendu, comme le montrent les chiffres des violences en santé et globalement dans la société contemporaine.
À partir d’une recherche originale, une infirmière et un architecte proposent de revisiter l’architecture des lieux de soins psychiatriques (dont la chambre de soins intensifs…), et de considérer que cette architecture repensée peut contribuer à la performance du soin psychique. Extrait.
« De la contention involontaire au sujet se contenant » :
cette recherche-action menée au GHU Paris psychiatrie & neurosciences vise à imaginer puis réaliser des dispositifs innovants à proposer à l’usager pour lui donner le choix d’options de soin afin de se contenir seul ou avec l’aide des soignants.
Les jeunes avec déficience intellectuelle et troubles du spectre de l’autisme ou psychose accueillis en institut médico-éducatif présentent souvent des comportements auto et hétéroagressifs. Un atelier « sport de contacts » les aide à mieux comprendre leurs débordements et à s’exprimer de façon « recevable ».
Une organisation qui remet du temps soignant auprès des patients, un regard porté sur leurs ressources plutôt que leurs difficultés : à l’unité Gex du Centre psychothérapique de l’Ain, tout a changé… Retour sur des évolutions salvatrices et un réel engagement contre l’isolement et la contention.
Au CH Saint-Jean de Dieu, trois ans après la fermeture d’une chambre d’isolement, l’ambiance générale de l’unité s’est considérablement apaisée et l’alliance thérapeutique renforcée. Retour sur les étapes qui ont permis aux soignants, soutenus par l’encadrement et l’institution, d’innover.
Aucune étude n’a démontré l’efficacité des mesures d’isolement et de contention dans la gestion des troubles du comportement. La recherche insiste au contraire sur la iatrogénie de ces dispositifs et le vécu négatif des patients et des soignants. Dans ce contexte, il est essentiel de réinterroger les pratiques et d’accroître les repertoires d’alternatives à la contrainte.
Dans une dynamique de retours d’expérience, 32 équipes soignantes issues des 13 établissements de la région Auvergne Rhône-Alpes ont exploré via un audit croisé, ce qui, dans leur clinique quotidienne, contribue à réduire l’isolement et la contention.