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En psychiatrie, qu’elles soient « thérapeutiques » ou « occupationnelles », les activités paraissent parfois relever du bricolage clinique et les références théoriques qui les sous-tendent sont souvent confuses. Mais quels sont leurs objectifs ? Repères.
Une activité n’est pas thérapeutique en elle-même. Elle s’inscrit dans un cadre-dispositif à l’intérieur duquel un processus de soin peut se déployer, sous-tendu par une intention. Il faut ensuite préciser les indications et choisir l’objet médiateur.
De nombreux professionnels utilisent l’activité comme outil de soin, avec des pratiques très diverses mais des objectifs communs. L’ergothérapeute apporte un regard singulier autour de l’activité humaine et de la notion d’« occupation ».
Jeune infirmier, Valentin débute en psychiatrie et s’interroge sur les activités qu’il peut proposer aux patients. Rôle propre, prescription, visée sociothérapeutique ou psychothérapique…, ses collègues seniors lui expliquent les fondamentaux.
Teint blafard, yeux cernés, sans langage, Tom, 5 ans, souffre d’autisme. À l’Hôpital de jour (HDJ), un atelier d’art-thérapie lui est proposé, sous-tendu par l’idée de laisser des traces par le biais de la matière. Réflexion sur l’engagement du soignant dans la médiation.
Alors que la démarche psychanalytique est très souvent attaquée, il est urgent d’inventer des méthodologies
d’évaluation des dispositifs de médiations thérapeutiques pour les sauvegarder. Il s’agit avant tout de se centrer sur
les processus de soin à l’oeuvre.
S’il est une question où la relation médecin patient reste très déséquilibrée, c’est sans doute celle du
médicament. Au-delà de l’observance, l’ETP engage un véritable changement de paradigme.
L’objectif de la psychoéducation n’est pas d’expliquer aux usagers ce qu’ils devraient faire mais de leur transmettre des stratégies de soin. Parmi elles, le traitement médicamenteux occupe une place importante, où le patient doit pouvoir exercer son choix libre et éclairé.
Les notions d’attitude ou de croyance des patients vis-à-vis des psychotropes apparaissent comme des variables prédictives
particulièrement pertinentes dans l’identification des comportements de mauvaise observance et dans l’orientation d’interventions psychosociales.
Les liens tressés entre observance, empowerment et autonomie expliquent combien l’observance est un processus plus qu’un objectif. Questions à Jean-Marie Revillot, cadre de santé, docteur en sciences de l’éducation, et formateur.