
Acheter un article


La coanimation de séances de psychoéducation sur le médicament par un psychiatre et un médiateur de santé-pair permet
d’associer savoirs scientifiques et expérientiels. Les participants bénéficient ainsi de points de vue subjectifs et complémentaires.
Le CH de Thuir propose « Vivre avec ses médicaments », un programme d’éducation thérapeutique ciblé sur le médicament en psychiatrie. Illustration avec le parcours de Madame D., sous divalproate de sodium et aux prises avec de nombreuses inquiétudes.
Interrogeant Clovis, un patient souffrant de schizophrénie bien connu du CMP, deux soignantes découvrent qu’il s’est construit une néothéorie délirante sur ses troubles à partir notamment du contenu de séances d’éducation thérapeutique du patient (ETP).
Pour consentir à un traitement, il faut d’abord admettre la maladie et accepter le besoin de soin. En matière d’éducation
thérapeutique du patient, la loi requiert un consentement écrit du patient ou de ses représentants légaux.
En psychiatrie, où le soin se construit via la relation soignant soigné, la tendresse s’inscrit comme la tonalité affective
nécessaire à un lien thérapeutique. La psychanalyse et la psychologie existentielle et humaniste explorent ce concept.
La tendresse procède d’une éthique de la sollicitude. Dans la relation de soin, elle est la continuité du constat de la vulnérabilité et porte un message d’espoir, d’accompagnement et de consolation.
L’humilité, la sensibilité, la générosité et la délicatesse sont autant de valeurs du prendre soin qui font le lit
de la tendresse.
Comment, sans un sentiment d’affection authentique, un thérapeute peut-il établir une relation de confiance et tisser un lien pour parvenir à assouplir les défenses du patient ? L’amour « désaliéné » lui permet de se connecter à l’enfant souffrant à l’intérieur de l’adulte. Cette qualité « d’être » se construit par un travail personnel approfondi et continu.
De la tendresse émane un lien essentiel qui transcende et laisse entrevoir un lieu et une dimension au-delà de l’être. Elle témoigne que nous sommes heureux de la présence et de l’existence de l’autre, qui devient dépositaire à son insu de quelque chose qui le dépasse.
Tout comme elle est nécessaire au développement de l’enfant, la tendresse est une qualité relationnelle évidente
qui s’impose dans la clinique du psychotraumatisme. Exploration du concept, entre théorie de l’attachement et
psychosexualité psychanalytique.