N° 305 - Mars 2026
L’expression « déclin cognitif » est souvent utilisée dans le langage courant pour décrire les transformations cognitives du vieillissement et notamment ses aspects négatifs, en termes d’angoisse …
L’expression « déclin cognitif » est souvent utilisée dans le langage courant pour décrire les transformations cognitives du vieillissement et notamment ses aspects négatifs, en termes d’angoisse …
La fatigue du sujet âgé, cristallisée en une plainte répétitive, peut se lire comme une défense narcissique face au déclin. Elle permet alors au patient …
Pratique psychothérapeutique inattendue, une activité de plongée sous-marine permet à des patients souffrant de schizophrénie de renouer avec leur corps. Illustration avec Yves, la cinquantaine, qui trouve un étayage puissant dans cet accompagnement.
Souvent, les personnes âgées souffrant de démence s’emparent de poupées ou de peluches. Peut-on alors parler d’objet transitionnel ? Quel est la fonction de ces jouets et quelle place leur accorder ? Éclairage clinique
Alice et Robert ont plus de 80 ans. La belle romance des débuts se lézarde. Que reste-t-il de leurs corps et de leur passion d’autrefois ? Comment faire le deuil d’un conjoint idéalisé
pour l’investir autrement ?
Quel est le degré de régression souhaitable et supportable pour un sujet âgé ? Quand le soutien de sa dépendance risque-t-il de devenir un obstacle au retour de sa maturité ? À quel moment le soignant se trouve-t-il du côté de la réorganisation, de la liaison et de la vie ou de la désorganisation, de la division et de la mort ?…
Victime peu à peu d’un processus neurodégénératif, le sujet âgé dément garde néanmoins des ressources de compensation. Il faut alors mettre en oeuvre les modalités d’accompagnement de ce parcours régressif.
Plutôt qu’un sujet « retombé en enfance », l’âgé est aux prises avec son enfance qui lui « retombe » dessus. Reste à l’aider pour qu’il n’en soit pas écrasé, car ce qui fait retour est souffrant et doit être intégré psychiquement.
Les mouvements régressifs sont constants dans les institutions pour personnes âgées, et concernent autant les patients que les soignants. Dans cette communauté, chacun est appelé à regarder les effets du vivre et chacun s’en défend. La régression peut alors faire refuge.
Que comprendre de la fin de vie du sujet âgé à partir du concept de régression? Notre société du droit au bonheur et à la santé attend de la personne âgée qu’elle quitte la vie avec élégance… Bien plus complexe, la réalité active souvent l’angoisse de mort des soignants.