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Attribut du maternel, la tendresse est un sentiment, hélas, très controversé en psychiatrie où l’on privilégie des attitudes plus viriles. Le soin est malgré tout au bout du chemin.
Offrir tendresse et sourire fait partie des dimensions fragiles et sensibles du prendre soin. Sans elles, sans ces « petits riens » qui habitent le soin, pourquoi être soignant ?
Une recherche atteste que le massage des mains de personnes âgées souffrant de démence contribue à diminuer leur niveau de stress et d’agitation. Ce geste a également des effets bénéfiques sur les soignants.
Dans le champ de la dépendance, au nom du « professionnalisme », il faudrait bannir la relation affective dans les soins. Mais nous ne sommes pas encore des post-humains et avons toujours besoin de tendresse.
Un dispositif original de formation continue, destiné à de jeunes infirmiers en psychiatrie, propose un temps de partage émotionnel où peut surgir la tendresse.
Hospitalisé en psychiatrie pour des angoisses massives, Tristan, 54 ans, se replie dans sa chambre et ne se déplace qu’avec lenteur et mollesse. Une prise en charge psychocorporelle lui permet de réinvestir son corps, de retrouver des appuis solides et une mobilité qui vont l’aider à se reconstruire psychiquement.
Près de la moitié des patients bipolaires souffrent également d’une addiction. Cette lourde association aggrave le pronostic et complique considérablement la prise en charge. Le point sur…
Comment mettre en oeuvre une démarche diagnostique pour repérer les patients souffrant simultanément d’un trouble bipolaire et d’addictions ? Ce dépistage doit comprendre une anamnèse minutieuse et des observations cliniques répétées.
Les théories neurobiologiques de l’addiction permettent de modéliser les perturbations associées aux différentes étapes du développement et de l’évolution des addictions. La compréhension des mécanismes doit être intégrée dans le contexte de vie
d’un individu, et orienter la clinique.
Parmi les addictions, le tabagisme constitue un problème particulièrement saillant chez les patients bipolaires. Des outils
d’évaluation existent, qui peuvent permettre une orientation thérapeutique adaptée.