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Les schizophrénies sont des pathologies de l’habiter. L’accompagnement au logement est donc déterminant pour le maintien dans la communauté des personnes qui en
souffrent. Rappels de quelques éléments de compréhension de la clinique de l’habiter.
Ancrés dans l’expérience de la psychiatrie de secteur, de multiples dispositifs d’accompagnement au logement se sont développés. Mais ils restent mal connus et peu valorisés. Il faut aujourd’hui stimuler l’élaboration de pratiques pluriprofessionnelles, mutualiser la gestion des dispositifs pour rendre lisible l’action de la psychiatrie.
Pour l’entourage familial, le logement d’un proche reste une lourde charge mentale et financière. L’Union nationale des amis et familles de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) réclame un plan d’actions avec une palette de réponses adaptées et regrette le manque d’engagement des soignants sur ces questions.
L’accompagnement vers le logement d’une personne souffrant de schizophrénie suppose de bien déterminer en amont ses ressources et ses faiblesses, en fonction du retentissement de la maladie sur son fonctionnement quotidien. La psychométrie peut apporter une aide précieuse.
Pourquoi la schizophrénie rend-elle si difficile le fait d’habiter seul ? Face à un retentissement fonctionnel important de la pathologie, la remédiation cognitive permet de réduire les déficits cognitifs, favorisant ainsi qualité de vie et autonomie.
Dans le XXe arrondissement de Paris, une « Équipe dédiée de psychiatrie/Bailleurs sociaux » intervient auprès de locataires en souffrance psychosociale afin d’évaluer, d’accompagner et d’orienter au mieux ceux qui relèvent de soins spécialisés psychiatriques.
Dans une approche alliant ergonomie et neuropsychologie, le SAMSAH Prépsy a élaboré un outil innovant qui propose entre autres un lieu de mises en situation pour évaluer et développer les capabilités de jeunes adultes atteints de troubles psychiques émergents.
Au sein d’une unité de réhabilitation, un dispositif logement déploie plusieurs offres en partenariat avec une association. Illustration avec le parcours d’Henri, un patient souffrant de psychose qui passe de l’hôpital à un appartement d’urgence puis de transition.
Lorsqu’un patient accepte d’accueillir un soignant chez lui, il lui livre, inconsciemment, quantité de messages. L’habitat devient ainsi le véhicule d’une communication psychique entre lui et le soignant, il fait alors partie du soin.
En psychiatrie, le MOHOST (Model of Human Occupation Screening Tool), utilisé en ergothérapie, permet de préciser le profil occupationnel des patients, puis de définir des objectifs personnalisés en accord avec leurs valeurs et habitudes, en lien avec leur environnement.