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Pour aider des jeunes adultes souffrant de psychose débutante à s’intégrer socialement, la Maison de la réhabilitation de Poitiers s’est appuyée sur Feelings, le jeu des émotions. Soignants et usagers ont créé une version adaptée aux troubles de la cognition sociale.
Comment envisager la distance et la proximité dans le soin psychique ? L’approche phénoménologique, qui observe, sans a priori, offre l’opportunité de redécouvrir les jeux de la relation, la chorégraphie subtile qui se déploie entre soignant et soigné.
Dans l’Approche centrée sur la personne (ACP) de C. Rogers, entrer en relation ne veut pas dire prendre en charge. Montrer de la considération humaine pour l’autre, quel qu’il soit, implique de connaître ses propres limites, pour être authentique et s’engager en tant qu’être.
Faire fonctionner l’hôpital et/ou soigner les malades ? Chaque jour, les soignants agissent dans un cadre précontraint, parfois terriblement éloigné de ce pour quoi ils avaient choisi le soin. Quelles pistes de dégagement ?
Les émotions influencent la façon dont l’individu pense et agit. Face à la complexité de la relation de soin, les professionnels doivent investir davantage leurs « compétences émotionnelles ». Repères pour réguler ses émotions dans le soin.
Une recherche effectuée auprès d’infirmiers débutants en psychiatrie met en évidence que le travail quotidien à l’hôpital engendre plusieurs formes de peurs, selon que le patient est considéré comme « bon » ou « mauvais », avec des conséquences en termes de présence clinique.
En psychiatrie, la rencontre soignante confronte au choc de l’autre. Elle mobilise les émotions, modifie quelque chose du soigné comme du soignant. C’est peut être cette dimension, du registre de la mobilité psychique, qui pousse le soignant à soigner, comme le voyageur à voyager.
Provoquant, rejouant sans cesse une profonde blessure narcissique, le patient état limite entraîne le soignant dans une communication paradoxale, en essayant de le faire sortir de ses gonds. L’enjeu pour le clinicien est de lui permettre d’expérimenter un autre lien.
Touchée par un jeune patient nouvellement pris en charge à l’hôpital de jour, Magali, infirmière débutante en psychiatrie, est prise dans une relation complexe et des projections qui la dépassent. Le cadre contenant de l’équipe lui permet de penser ce lien.
Entre normes administratives et gestion des moyens, comment le cadre de santé peut-il favoriser la nécessaire « pratique de la présence » des soignants ? Différents espaces doivent être proposés pour penser la relation. Au-delà, il s’agit de s’engager et de défendre une certaine éthique du soin.