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En découpant le fonctionnement cognitif en différents processus, on parvient à comprendre l’activité mentale normale, ce qui permet d’appréhender les difficultés fonctionnelles observées dans certaines pathologies et leurs conséquences en termes d’autonomie et de vie sociale.
Dans la schizophrénie, les troubles cognitifs sont présents chez 4 personnes sur 5. Il est donc essentiel de réduire ces troubles, qui impactent la vie quotidienne et le rétablissement. La remédiation cognitive renforce durablement les capacités fonctionnelles des usagers et les bénéfices sont significatifs.
Malgré son intérêt indiscutable, l’implantation de la remédiation cognitive dans les pratiques de soins courantes reste faible. L’investissement de ces techniques par les infirmiers constitue un enjeu pour un déploiement au bénéfice d’un plus grand nombre de patients.
Chaque programme de remédiation cognitive doit être parfaitement adapté au contexte actuel du patient et à ses objectifs de rétablissement. À cette fin, le bilan médical, neuropsychologique et fonctionnel constitue un préalable indispensable.
Comment mettre en place des soins de remédiation cognitive au niveau d’un territoire ? Soit à partir d’une plateforme qui mutualise les moyens de deux ou trois secteurs, soit en orientant des structures existantes (hôpital de jour, Centre d’activité thérapeutique à temps partiel, foyer de postcure…) vers ce type de soins.
Michel, qui souffre de schizophrénie, évoque des troubles de la mémoire, des difficultés à se concentrer et un sentiment de solitude… L’équipe de l’hôpital de jour lui propose de participer au groupe « Jeu Mathurin », un programme virtuel qui mobilise les fonctions neurocognitives et la cognition sociale.
Au cours d’une consultation, une infirmière repère chez Monsieur André, un patient alcoolodépendant, des troubles cognitifs liés à son addiction. La neuropsychologie et la remédiation cognitive, encore peu utilisées en addictologie, peuvent se révéler des outils précieux.
Si la relation s’impose aux professionnels des soins par la nature même de leur métier, il faut clarifier en équipe en quoi consiste une relation de soin de qualité et quels sont les facteurs qui la favorisent et la soutiennent.
La relation de soin consiste à rendre féconds les moments présents partagés. Ils constituent les conditions d’un changement d’état (apaisement, valorisation, stimulation), qui reste au fondement du soin.
En psychiatrie, le soin relationnel est un geste intersubjectif basé sur la volonté d’aider et les possibilités personnelles du soignant, mais aussi sur un savoir spécifique qui fonde son caractère professionnel. Repères pour la pratique clinique.