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Déni et clivage sont la potion amère et le pain quotidien des soignants qui prennent en charge des patients états-limites ou psychotiques. Il faut engager un effort de compréhension clinique globale pour tenter de se représenter à quoi échappent ces patients qui écartent la réalité.
En psychiatrie, on peut adopter différentes stratégies pour proposer de l’éducation thérapeutique à un patient dans le déni. Au préalable, le soignant devra explorer finement le contenu et le degré de ce déni.
Au lieu de parler de la « résistance » du patient à changer, Miller et Rollnick, les concepteurs de l’entretien motivationnel, proposent aujourd’hui le terme de « discorde ». Une évolution qui permet de mettre l’accent sur une capacité à changer mise en difficulté ou empêchée.
De manière constante, une personne anorexique est dans le déni de son apparence, de son comportement alimentaire, de son besoin de nourriture et de sa souffrance émotionnelle. Le soignant doit tenter de la rejoindre dans ses paradoxes, mais sans devenir complice.
« Je ne suis pas coupable ! » La plupart du temps, les détenus auteurs de violences sexuelles nient leurs actes. Pour installer une alliance thérapeutique, le clinicien doit déployer différentes stratégies et exploiter le déni non comme un frein, mais comme un repère et un outil.
Certains crimes paraissent commis par des sujets en états dissociatifs, incapables de relier leur passage à l’acte violent avec leur vie et leurs comportements habituels. Le suivi thérapeutique devra interroger ce clivage du moi et lui donner sens.
Dans une société qui dévalorise les personnes âgées, partir en retraite ne va pas de soi. Le concept de résilience, assuré par le bon fonctionnement du narcissisme, de la mentalisation et de l’investissement d’objet, s’avère éclairant pour penser les destins de l’énergie pulsionnelle libérée des obligations professionnelles.
Avec la pratique avancée infirmière en santé mentale et psychiatrie, une véritable opportunité se profile au bénéfice du patient. Exemple concret à travers le parcours de Marie, une patiente souffrant de stress post-traumatique, au GHU de Paris psychiatrie et neurosciences.
En plein essor, la recherche en soins se déploie avec différentes méthodologies et pratiques. Au-delà de la distinction classique entre recherche qualitative et quantitative, on peut différencier les travaux qui visent à expliquer ou à comprendre.
Comment susciter des vocations d’infirmiers en psychiatrie ?
Si la plupart des étudiants redoutent le stage obligatoire
dans ce champ, c’est pourtant à ce moment-là que le déclic
peut se faire…