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L’épidémie de covid-19 et les mesures sanitaires qu’elle entraîne nous contraignent à une sorte de huis-clos avec nous-mêmes. Cet épisode va marquer durablement le fonctionnement psychique des individus et du collectif. Contribution à une psychopathologie des pandémies.
Comment un adolescent ou un jeune adulte passe-t-il de l’enfermement « salutaire » à la claustration dans sa chambre ? Synonyme d’une souffrance et d’un tabou qui contaminent peu à peu toute la famille, la conduite hikikomori, gangue d’enfermement et/ou de protection, interroge la psychiatrie.
Face au retrait social de l’adolescent ou du jeune adulte et à la souffrance qu’il engendre, les approches thérapeutiques doivent porter en priorité sur la résolution de la claustration. De la guidance familiale au soutien individuel, perspectives et expériences de prises en charge.
En un peu plus de deux ans, Étienne, 19 ans, s’est coupé de toute vie sociale et familiale. Face à des menaces suicidaires et une forte agressivité, sa mère accepte une hospitalisation sous contrainte. Retour sur les spécificités de cette prise en charge institutionnelle, globale et variée.
La recherche met en évidence des facteurs déterminants sur le plan psychopathologique et développemental dans les conduites de retrait pathologique de l’adolescent. Aspects cliniques et repères.
Le phénomène hikikomori met en travail la question du normal et du pathologique. L’approche psychanalytique permet d’appréhender les dynamiques psychiques mobilisées et de décrypter des situations familiales toujours complexes. Illustration avec les cas d’Isaac et de Ben.
Réflexion anthropologique sur la quête de soi des jeunes garçons en retrait social, qui vivraient une forme inversée de l’anorexie, dans leur rapport au corps, à leur identité sexuelle et leur sexualité, ainsi qu’à l’alimentation.
Adèle, 80 ans, est persuadée que ses parents sont vivants ou que sa fille Sophie, qui lui rend visite chaque semaine, ne vient jamais la voir… Faut-il chercher la vérité dans son discours ou l’accompagner dans ses déréalisations pour tisser un lien et alléger sa souffrance ?
Chaque jeudi, l’infirmier du Centre médico-psychologique (CMP) se rend chez Hortense, suivie pour des attaques de panique. Ce travail « d’artisanat » à domicile est bousculé par l’irruption de la Covid-19. L’occasion d’apprendre, une nouvelle fois…
En pratique quotidienne, les réponses souvent trop «rapides » des soignants à une situation donnée peuvent faire basculer la relation. Prendre le temps de la réflexion clinique permet d’éviter les réactions en miroir. Illustrations.