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Soraya, la cinquantaine, est envahie par ses ruminations. Elle a récemment accepté de nouvelles responsabilités professionnelles et ne se sent pas à la hauteur. L’activation comportementale lui permet d’analyser les fonctions de ses pensées répétitives négatives et d’envisager des comportements alternatifs.
Les pratiques de pleine conscience ont des effets bénéfiques sur la réduction des symptômes anxio-dépressifs et notamment les ruminations. Le point sur les programmes validés et les innovations.
Face à des pensées envahissantes, effrayantes ou dérangeantes, l’approche systémique et stratégique consiste à les explorer pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Plusieurs démarches peuvent être proposées au patient pour les « digérer ». Histoires cliniques.
Les ruminations alimentent souvent les troubles du sommeil. Au coeur de la nuit, comment éviter de ressasser en boucle ? Si l’hypnose ne peut pas « faire dormir », elle permet néanmoins de mettre en condition le corps et l’esprit pour qu’ils dorment.
Les sciences cognitives et la psycholinguistique apportent un nouvel éclairage sur les pensées répétitives négatives. Penser avec des mots nous protégerait d’images émotionnelles considérées comme trop intenses.
Si la psychiatrie restait réticente à la télémédecine, la pandémie liée à la covid-19 montre qu’il faut dorénavant l’envisager comme un outil supplémentaire, en complément de la prise en charge en face-à-face.
L’entretien en psychiatrie est-il possible sans présence corporelle ? L’enjeu est de récréer en visioconférence un espace familier, ouvert, un moment d’intimité. Clinique de l’entretien à distance.
Les bases légales de la télémédecine ont été posées depuis une dizaine d’années, mais son déploiement a longtemps été laborieux. Le crise sanitaire liée à la covid-19 lui donne un coup d’accélérateur, parfois au prix de principes fondamentaux de sécurité et de droits du patient.
La télémédecine ne constitue pas une nouvelle thérapeutique, mais une nouvelle configuration organisationnelle et technique de la pratique médicale et soignante. Les transformations qu’elle nécessite réinterrogent et redéfinissent les pratiques professionnelles, l’organisation et la division du travail, ainsi que les frontières entre groupes professionnels.
La distanciation sociale liée à la covid-19 menace tout particulièrement l’alliance thérapeutique, qui n’est jamais établie une fois pour toutes. Dans ce contexte, comment le clinicien peut-il repérer et réparer les ruptures d’alliances ?