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À 24 ans, Maxence est suivi depuis 6 ans en psychiatrie pour un trouble schizo-affectif. Dans une perspective de rétablissement et de réhabilitation, il co-élabore un projet d’intervention personnalisé, structuré, basé sur un accompagnement intensif, à l’écoute de ses besoins.
Il ne suffit pas de faire venir un animal auprès de patients pour que surviennent, « comme par magie », des bienfaits thérapeutiques… Un dispositif rigoureux doit être pensé, qui installe des conditions favorables au changement. Repères et définitions.
Porteurs de différences et de surprises, les animaux viennent en quelque sorte « démultiplier les zones de contacts » entre le patient et le clinicien et renouveler les schémas interactifs habituels.
Les chiens magiques, ou formés à la psychiatrie, ça n’existe pas. Ce sont les compétences soignantes de certaines personnes qui, alliées aux dispositions naturelles de chiens équilibrés, rendent possibles des alternatives de rencontre et de support dans la vie quotidienne.
Soigner avec le cheval est un dispositif triangulé qui comprend a minima le patient, l’équidé et le thérapeute. Le cheval assure la fonction de portage, d’étayage et le patient y projette ses angoisses. Expérience au CHS de Sevrey.
Face à la violence et aux nombreux passages à l’acte hétéro-agressifs de Stéphane, un patient schizophrène hospitalisé au long cours en chambre d’isolement, l’équipe est dans une impasse thérapeutique. Au cours de séances de cynothérapie, seule une petite chienne nommée Evie parvient à « réhumaniser » ce patient.
À 9 ans, Antoine est un petit garçon agité, provocateur, qui oscille entre suradaptation et violente opposition. Au fil d’un suivi d’équithérapie avec Émilie, infirmière, et au contact de Sirocco, un cheval vif et sensible, il s’ouvre à ses propres émotions et au contact de l’autre.
Tout en subtilité, Lizette, une jeune chatte, imprime sa patte sur l’ambiance d’une unité d’hospitalisation sans consentement, où elle réside. Après cinq ans, retour d’expérience sur le projet Cat’s, chat d’accompagnement thérapeutique.
La posture soignante doit se méfier de l’idée de ressentir ce qu’éprouve autrui, ce n’est pas le sujet du soin. C’est en cela que l’empathie n’aide pas le patient et empoisonne le soignant. Il est temps de douter de ses bénéfices sans condition…
Plusieurs hospitalisations en UMD, un comportement violent, des passages à l’acte récurrents… À 23 ans, Lucas est un patient qui fait peur. Pour ne pas s’enfermer dans le piège de la répression et de la soumission, les soignants s’interrogent sur leur propre vulnérabilité.