L’Unafam demande que l’expertise des familles soit reconnue

FacebookXBlueskyLinkedInEmail

L’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) rappelle aux pouvoirs publics l’expertise qui est la leur et combien l’accompagnement social et familial des usagers de la psychiatrie est aussi crucial que l’accompagnement médical. Elle demande une réorganisation des soins orientés rétablissement et des prises en charge à domicile, pour les plus fragiles, en amont de la crise. Communiqué.

À quatre jours de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) porte ses demandes. La maladie psychique arrive tôt. Les premiers troubles apparaissent en moyenne vers 14 ans et demi. Les familles se concentrent alors sur les symptômes, le traitement, l’avenir de leur enfant. « Nous nous inquiétons tant que nous nous oublions », a résumé Emmanuelle Remond, présidente de l’Unafam, en ouvrant le colloque.

Le colloque s’intitulait « Nous les aidants, de l’entraide à l’expertise ». Il a suivi le chemin que l’Unafam propose aux familles depuis 1963 : l’entraide d’abord, l’expertise ensuite. Des psychiatres ont décrit la place des pair-aidants dans l’accompagnement des malades. Laurent Lefebvre, qui vit avec une schizophrénie, a raconté comment sa mère et l’une de ses sœurs l’ont soutenu dans un parcours difficile. Il est devenu pair-aidant à son tour. Son récit a montré qu’un rétablissement durable peut naître de la rencontre entre la médecine et l’accompagnement par ceux qui sont passés par là.

Cette expertise des familles fonde le plaidoyer de l’Unafam, de l’hôpital au Parlement. Les proches voient les signes avant-coureurs d’une crise. Ils voient aussi ce que la contention et l’isolement ajoutent à la maladie : un traumatisme qui éloigne du soin, et empêche le rétablissement.

L’association demande une organisation des soins à domicile, pour les plus fragiles, en amont de la crise. Elle rappelle qu’un traitement bien dosé, bien choisi et accepté change le cours de la maladie, s’il est adossé à une réhabilitation psychosociale permettant de retrouver les capacités que la maladie a abîmées.

La Ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a salué l’engagement de l’association : « Un aidant est d’abord un proche. Nous devons lui permettre de le rester. » L’Unafam l’a remerciée et l’a prise au mot. Le 10 octobre, elle n’attend pas plus de moyens, mais que la volonté de la ministre se traduise dans la réorganisation des soins orientée vers le rétablissement.

Par ce colloque, l’Unafam a voulu démontrer, s’il en était besoin, que l’accompagnement social et familial des usagers de la psychiatrie est aussi crucial que l’accompagnement médical.

• Communiqué de l’Unafam, 7 octobre 2026 « Santé mentale : l’Unafam demande que l’expertise des familles soit reconnue »