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Le rétablissement doit être reconnu comme une réalité, un processus, une perspective nouvelle. La possibilité d’un avenir favorable, en dépit d’une pathologie psychiatrique, constitue un message d’espoir considérable. Pourtant, en France, ce modèle du rétablissement, qui redonne du pouvoir d’agir à ceux qui n’en ont plus, se heurte à une forme de résistance.
Construite sur des témoignages de patients, la théorie du rétablissement considère que la personne peut se remettre de la catastrophe psychologique de la maladie. Cinq étapes ont été mises en évidence pour offrir des soins orientés vers ce modèle .
La psychiatrie doit restituer au patient son autonomie morale, basée sur une redéfinition de soi caractérisée par une évolution qui voit la personne malade « se définir de moins en moins en fonction du trouble mental ».
Norbert est-il psychotique ou a-t-il une psychose ? Le choix des mots révèle notre rapport à la maladie et donc au rétablissement. Récit d’un parcours de soins et de l’importance de penser le rétablissement.
« Dès les premières secondes de ma rencontre avec l’institution psychiatrique, l’ampleur du choc est telle qu’il me faut réagir. Ma reprise en mains s’effectue paradoxalement à l’instant même où une machinerie impressionnante enclenche des opérations destinées à me soigner, à me venir en aide. »
À l’aide de différents outils, et en particulier en s’appuyant sur le groupe et les activités de la vie quotidienne, une unité de soins permet au patient de construire progressivement son rétablissement.
La sortie de l’hôpital est une période à risque, méconnue et souvent sous-estimée. Pour éviter les ruptures de soins ou la rechute à ce moment charnière, il est essentiel de soutenir le processus de rétablissement très précocement. C’est le rôle du case management de transition, en place dans une équipe lausannoise.
Dans le cadre du processus de rétablissement, Eladeb est un instrument d’auto-évaluation des difficultés et des besoins du patient. Support à des entretiens, il permet de hiérarchiser les problèmes et d’enclencher une prise en charge adaptée aux priorités de la personne malade.
Les patients d’un hôpital de jour ont choisi de communiquer sous forme de bande dessinée sur leurs premières expériences psychotiques et les conséquences sur le plan affectif et social. Une façon de recouvrer estime de soi et dignité par un véritable processus de transformation.
Persuadé que son appartement le rend malade, M. B. refuse toute prise en charge. Une équipe de soins noue avec lui une relation privilégiée autour d’un projet librement consenti qui permet à ce patient d’enclencher un processus de rétablissement.