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La notion de comorbidité ou de double diagnostic est de plus en plus souvent évoquée en France. Avant d’imaginer des services spécifiques de prises en charge des «comorbidités», il faudrait que les services existants acceptent de redéfinir les frontières de leurs interventions.
Face à des patients toxicomanes, que peut-on faire, que doit-on faire ? A-t-on le droit de fouiller leur chambre ? Dans quelles conditions ? Que faire des produits illicites trouvés dans l’institution ou que les patients nous remettent , Autant de cas de figures qui méritent une mise au point.
Cela fait maintenant trois ans qu’Alexandre, jeune patient schizophrène et toxicomane, est mort. Je me suis un peu consolé. C’est-à-dire… pas tout à fait. Parfois je me dis que ce «petit prince» est revenu à sa planète. Mais ça, c’est bon dans les histoires de Saint-Exupéry. Dans la vraie vie, les petits princes disparues ne reviennent jamais.
La dépression de l’enfant est bien réelle, et elle doit être traitée au-delà
de la seule amélioration des symptômes, dans une recherche d’alliance avec
les parents, qui nécessitent parfois eux-mêmes un soutien.
Le psychodrame analytique est une des techniques utilisées au centre Alfred-Binet (1) pour le traitement de la dépression. Il s’appuie sur le transfert,
déplacement par l’enfant sur le thérapeute des sentiments et pensées qui concernent ses objets d’amour et de haine. On a ici l’exemple d’un fragment
du traitement d’un garçon souffrant de dépression névrotique.
Si les mesures psychothérapiques ne soulagent pas suffisamment l’enfant déprimé,
un traitement antidépresseur peut raccourcir la durée de l’épisode et alléger la souffrance. Reste que des études sont encore nécessaires pour avancer dans la connaissance de ces médicaments dans la dépression de l’enfant.
La reconnaissance de la dépression chez l’enfant et son éventuel traitement dépendent étroitement du discours que forme l’adulte sur l’enfant et de la place qu’il accorde lui-même à l’enfance dans sa propre vie psychique*.
Comment une consultation d’ethnopsychiatrie permet de guérir la dépression d’une
fratrie tout en reliant ces enfants à leurs parents.
Le pédiatre le sait bien (lire page 36 : « Une relation de confiance ») : les parents ne sont pas toujours prêts à consulter un psychiatre pour leur enfant. Quand de telles résistances existent, après les avoir repérées, le médecin peut,
dans le cadre d’une relation d’écoute, d’une attention bienveillante envers les parents, proposer un traitement intermédiaire. Nous en avons un exemple ici avec le travail conduit par un orthophoniste capable de conduire des entretiens psychothérapeutiques d’orientation psychanalytique.
Entretien avec Gérard Neyrand, sociologue, auteur de L’enfant, la mère et la question du père – Un bilan critique de l’évolution des savoirs sur la petite enfance, éditions Puf, coll. Éducation t formation, 2000 (1).