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Les patients d’un hôpital de jour ont choisi de communiquer sous forme de bande dessinée sur leurs premières expériences psychotiques et les conséquences sur le plan affectif et social. Une façon de recouvrer estime de soi et dignité par un véritable processus de transformation.
Persuadé que son appartement le rend malade, M. B. refuse toute prise en charge. Une équipe de soins noue avec lui une relation privilégiée autour d’un projet librement consenti qui permet à ce patient d’enclencher un processus de rétablissement.
Au fil de l’histoire, la place du « fou » et surtout sa parole ont changé de statut. Doit-on l’écouter ? Quand et comment ? Réhabiliter certaines formes de discours, que les pratiques actuelles dévalorisent, contribuerait à une véritable réhabilitation des patients.
La prise en charge psychiatrique des patients psychopathes doit être pluridisciplinaire et associer psychothérapie et chimiothérapie, voire pour certains thérapie comportementale.
Si nous savons aujourd’hui « soigner » les patients psychotiques, les psychopathes sont un grand mystère. Leur approche nous dépasse, comme si derrière le mot « psychopathe » se cachait celui du fou des origines, défini
comme ce qui échappe à notre raison.
Entretien avec Gilles Ferréol, professeur de sociologie à l’université de Poitiers, directeur du Laresco (Laboratoire de recherche en sociologie de la connaissance). (1)
La peur du psychopathe n’est que l’expression de son angoisse d’aimer. Boule de violence, il nous rappelle que la négation du manque à être engendrant celle de l’être débouche sur la violence mortifère de la raison du plus fort.
Prise en charge infirmière d’un patient psychopathe incarcéré dans un centre
pénitentiaire, réalisée dans le cadre d’une consultation spécialisée en
psychiatrie rattachée à une UCSA (unité de consultation et de soins en ambulatoire).
La psychiatrie est un lieu où la parole délirante peut être entendue d’une autre manière que dans la cité.Ce qui nécessite de la part des soignants à la fois des connaissances théoriques et un travail personnel sur leurs émotions,leur affects, leur agressivité,leurs mouvements de rejet ou de rapprochement.
Les idées délirantes peuvent être classées en fonction de différents critères : thèmes,mécanismes générateurs, type d’organisation, degré d’adhésion et d’investissement thymique des patients, troubles associés du comportement.