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Dans la schizophrénie, l’amélioration des troubles psychotiques et de l’insight s’accompagne souvent d’une douloureuse prise de conscience de la maladie favorisant la dépression et une faible estime de soi. Ce mouvement est sous-tendu par la stigmatisation intériorisée par le sujet.
Le groupe « Estime de soi et affirmation de soi » propose à des patients de prendre conscience de leurs difficultés dans leurs rapports aux autres et de découvrir des outils pratiques. Illustration avec le cas d’une patiente souffrant de dépression et d’alcoolisme.
Chez les patients souffrant de troubles bipolaires, l’estime de soi fluctue massivement en fonction des épisodes, avec souvent la persistance d’un niveau bas en phase euthymique. Un travail de groupe permet à Marie d’améliorer son niveau d’estime de soi.
Après dix ans de suivi pour dépression récurrente, Sophie souffre toujours d’une anxiété sociale très invalidante et d’une faible estime de soi qui constitue un risque réel de rechute. Récit de sa prise en charge en TCC.
Les expressions de l’estime de soi sont sans cesse modifiées par les possibilités technologiques qui mettent en forme le désir d’extimité, c’est-à-dire le fait de déposer certains éléments de la vie intime dans le domaine public pour avoir un retour sur leur valeur.
Une enquête menée en Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes permet d’étudier l’organisation mise en place dans les établissements psychiatriques pour assurer les soins somatiques. L’étude dégage des perspectives d’amélioration.
La psychoéducation doit s’adapter aux compétences du patient et à l’évolution de la maladie. Des outils psychoéducatifs peuvent être proposés à chaque étape du parcours de rétablissement.
La psychoéducation est une pratique encore confuse, qu’on ne peut résumer à une boîte à outils de « programmes ». Elle reste avant tout un engagement et une posture éthique.
Plutôt que de partir d’un savoir médical déjà constitué, la psychoéducation suppose de s’appuyer sur des suppléances développées par les patients. Dès l’hospitalisation, une « pré-éducation thérapeutique » doit s’enclencher, par petites touches.
Une patiente experte formée à l’éducation thérapeutique a mis en place un programme axé sur la prévention des rechutes dans les troubles bipolaires.