
Acheter un article


Après un suicide, le travail de deuil est particulier. À la souffrance s’ajoutent l’incompréhension, la colère, le ressentiment vis-à-vis de celui qui s’est permis une telle offense. La souffrance partagée et le pardon restent les grands remèdes aux sentiments de culpabilité.
Cela pourrait être le thème d’un devoir de philosophie : « L’observation dans l’attitude naturelle est tournée vers l’objet… ». Serge Carfantan le déroule pour nous…
L’alliance thérapeutique peut être définie comme une relation consciente de collaboration entre un thérapeute et un patient.
Apparemment évident, ce concept ne fait pas consensus. Exploration d’une notion dont la clinique reste à construire.
Le point de départ du travail clinique reste une situation humaine assez banale qui place en co-présence deux individus qui vont avoir affaire l’un avec l’autre. Repères pour la pratique…
Notion complexe, l’alliance thérapeutique n’est pas un phénomène statique. Plusieurs recherches affirment clairement son importance pour différentes formes de psychothérapies et permettent de clarifier certains éléments clés.
L’arrivée de Paul-Eudes, 15 ans, un « caïd » aux mensurations impressionnantes, suscite bien des appréhensions dans l’unité d’hospitalisations pour enfants et adolescents. L’équipe soignante progresse avec prudence vers une alliance qui ne le fasse ni fuir ni attaquer.
Longtemps considérée comme le coeur des soins infirmiers, la relation avec le patient doit aujourd’hui s’adapter et se
reconfigurer. Recension rapide des écrits et perspectives d’évolution.
Le tiers, par un acte de relation qu’on peut nommer alliance thérapeutique, donne « de son temps » mais plus encore sa
temporalité pour inscrire l’individu dément dans une continuité d’être et reconstruire sa dignité.
Condition nécessaire pour toutes psychothérapies, l’alliance thérapeutique reste un lien complexe à engager et à définir. Elle peut être pensée suivant deux formes paradigmatiques, le contrat et le pacte, la première pouvant mener à la seconde.
Les patients borderline ont souvent tendance à malmener le thérapeute, suscitant chez lui des sentiments d’impuissance, d’agacement voire d’hostilité. Une dimension ludique peut
malgré tout permettre de partager des affects d’une rare intensité et contenir des mouvements pulsionnels enragés.