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Plusieurs facteurs de risque du burn-out sont liés à l’organisation du travail et notamment au changement. Différentes mesures peuvent être prises pour accompagner les évolutions, afin de préserver la santé psychique des salariés.
Cadre depuis plus de quinze ans dans une grande institution, Estelle souffre jusqu’au burn-out de ne pas satisfaire sa hiérarchie, illustrant ainsi son rapport douloureux avec l’idéal du moi.
Le burn-out du soignant a une psychopathologie particulière, liée à la perte de la capacité d’empathie. Mais il renvoie aussi à une réflexion sur l’éthique du soin et la relation d’aide.
Une recherche en soins sur l’activité informelle des infirmiers en psychiatrie permet de dégager les principaux facteurs qui contribuent à générer un sentiment de satisfaction au travail, meilleur rempart contre le burn-out. Dans cette perspective, les soignants pointent en particulier l’importance de parvenir à un équilibre entre travail prescrit et initiative.
Pour les paramédicaux, la question de la reconnaissance est importante et paraît faire sens. Sans une place
« garantie », leur lutte pour être reconnu risque d’absorber une grande partie de leur énergie psychique.
Problème individuel, le burn-out peut aussi être envisagé comme un mal de la société postmoderne. Il reflète le culte du toujours plus et de la performance, démultiplié par des technologies qui imposent des temporalités folles.
Victime de conditions de travail dégradées et violentes, Mathilde, la cinquantaine, souffre de burn-out. Une consultation spécialisée « Souffrance et travail » lui permet d’analyser les processus à l’oeuvre dans l’organisation pathogène de l’entreprise mais également dans son histoire personnelle.
Un matin, épuisé et paniqué, Dominique, médecin généraliste depuis vingt ans, est incapable de se rendre à son cabinet. Il reprend confiance et dépasse ce burn-out grâce à une thérapie comportementale et cognitive.
Une enquête sociologique menée auprès de cadres victimes d’épuisement professionnel a mis en évidence les étapes de leur reconstruction. Ce parcours est ponctué de stades inscrits dans le temps et l’espace. Autant de repères pour accompagner le salarié.
Hospitalisé sans son consentement, placé en chambre d’isolement, monsieur C., très délirant et agité, refuse le dialogue… Pas à pas, une jeune infirmière interroge le sens de ce soin et cherche un rapprochement.