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Au sein du couple pervers, la sexualité reste en premier lieu une zone propice à la prédation et à la manipulation, où chacun des protagonistes s’ingénie à faire endosser à l’autre la responsabilité de ses propres dysfonctionnements.
Chez les couples avec une pratique sexuelle perverse, c’est la pulsion de l’autre que l’époux pervers veut s’approprier, pour l’anéantir, la recréer, chacun étant impliqué différemment dans ce dessein.
La démission des pères, contemporaine d’une marchandisation de l’existence, fait de notre société libérale une redoutable fabrique de pervers. Le père veut être aimé et ne sait plus dire non à l’enfant. La nécessaire castration de la jouissance et de la toute-puissance n’a donc plus lieu.
Relativement récent, le concept de perversion narcissique permet d’éclairer une dynamique de couple où l’on retrouve des mécanismes caractéristiques de l’incestualité et de la destructivité. Cette façon de considérer l’autre comme une chose a des effets dévastateurs.
Quand on évoque la violence en psychiatrie, il s’agit peut-être en réalité d’agitation. Ce symptôme prend en compte le sujet qui perd le contrôle de ses actes, la violence renvoie souvent vers celui qui la subit. Ce glissement reflète une évolution sociale
inquiétante, où se profile le retour des « quartiers des agités ».
Très fréquente, l’agitation peut prendre plusieurs formes et nécessite de s’appuyer sur des connaissances cliniques et psychopathologiques solides. La prise en charge vise à aider le patient à réguler ses émotions et son comportement.
Dans l’agitation aiguë, le traitement médicamenteux est un recours important. Toutefois, il n’existe pas réellement de consensus sur les conduites à tenir, mais la pratique permet de proposer des repères en fonction des situations.
Chez la personne âgée, l’exploration des symptômes d’agitation doit être conduite dans un climat apaisant. De nombreux facteurs sont réversibles, ce qui permet parfois au professionnel de bénéficier d’un « effet papillon », avec un « presque rien qui peut tout changer ».
L’hyperactivité de l’enfant oblige à repenser et redéplier une lecture clinique et théorique, psychopathologique et thérapeutique, car l’agitation n’est pas un simple trouble des conduites à redresser et résorber. Illustration avec le cas de «l’agitation de survie» de Mickaël.
Chez l’adulte, l’hyperactivité s’inscrit dans le prolongement du même trouble déjà présent dans l’enfance. Parfois très invalidant au quotidien, ce symptôme est souvent méconnu et ses causes déniées. Retour sur le concept, de La Bruyère aux différentes versions du DSM.