Les dysfonctions sexuelles induites par les psychotropes ne sont pas de simples effets indésirables. Elles altèrent la qualité de vie et l’adhésion aux soins. Leur repérage, évaluation et prise en charge, dès le début de la prescription, sont des composantes du rétablissement.
En France, plusieurs millions de personnes sont traitées par psychotropes, avec une considération croissante pour la qualité de vie dans l’évaluation de la balance bénéfices-risques. Parmi les effets indésirables fréquents, les dysfonctions sexuelles iatrogènes (DSI) restent une tache aveugle de la prise en soins alors même qu’elles altèrent les relations intimes, l’estime de soi, l’observance et l’alliance thérapeutique. Parce qu’elles résultent d’interactions complexes entre les effets des traitements, les troubles psychiatriques eux-mêmes et l’histoire singulière de chaque patient, leur compréhension et leur prise en charge nécessitent une approche globale, intégrant des dimensions neurobiologiques, pharmacologiques et cliniques.
Nous proposons une mise au point actualisée sur la iatrogénie sexuelle des psychotropes, l’exploration clinique en pratique quotidienne et les stratégies à mettre en œuvre dans l’intérêt du respect et du maintien de la qualité de vie du patient et de ses soins.
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