Des recommandations pour prévenir le suicide en établissement sanitaire et médico-social

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À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide du 10 septembre dernier, le Groupement d’études et de prévention du suicide (Geps) publie une nouvelle recommandation consacrée à la prévention du suicide et des gestes auto-infligés dans les établissements sanitaires et médico-sociaux.

Le document rappelle que 15,1 % des actes suicidaires déclarés à la Haute autorité de santé (HAS), entre 2017 et 2021, sont survenus dans un établissement médico-social. Pour les acteurs du champ social et médico-social, ces recommandations constituent une ressource précieuse pour questionner les pratiques, renforcer les coopérations et construire une véritable politique de prévention du risque suicidaire.

Ces recommandations Issues d’une revue systématique de la littérature et d’un consensus d’experts, misent sur une approche globale de la prévention « qui dépasse la seule prise en charge clinique : organisation des établissements, aménagement et sécurisation des locaux, formation des professionnels, transmission des informations, coordination des équipes et continuité des soins » et ce, de l’admission du patient jusqu’aux semaines qui suivent sa sortie. 10 recommandations visent ainsi à renforcer la prévention au sein des établissements : organisation institutionnelle, sécurisation des environnements, formation des professionnels, repérage des pensées suicidaires, transmission des informations, continuité des soins, signalement et analyse des événements.

Les 10 recommandations

Les établissements sont invités à :
- conduire "systématiquement" une revue de mortalité et morbidité après un acte suicidaire ;
- définir et mettre en place un plan d'établissement de prévention du suicide et des gestes auto-infligés et associer un plan de post-vention institutionnelle ;
- assurer la sécurisation de tous les lieux de soins des patients dans l'établissement ;
- s'assurer d'une formation "adéquate" du personnel soignant, "en nombre suffisant et disponible", de relations de soins de qualité et des décisions partagées ;
- assurer un dépistage régulier des pensées suicidaires et développer un plan de surveillance et de protection ;
- faciliter la transmission des informations externes et internes sur le patient au cours de l'hospitalisation ;
- organiser la psychiatrie de liaison dans les services de MCO ;
- traiter les troubles psychiatriques et de l'usage de substances, discuter les interventions pharmacologiques et psychosociales de la crise suicidaire ;
- préparer les périodes de transition (transferts, permissions, sorties) et assurer la continuité des soins et un re-contact ;
- améliorer le signalement des suicides et tentatives de suicide en établissement ;

Source : GEPS, Recommandation concernant la prévention du suicide et autres gestes auto-infligés dans les Établissements sanitaires et médico-sociaux en FrancePDF