La Chaire de philosophie du CH George Sand explore la question : art, vulnérabilité et soin

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L’inauguration de la 8e Chaire de Philosophie au Centre hospitalier George Sand a été l’occasion d’explorer les liens entre art, création et vulnérabilité. L’art a été abordé davantage comme une expérience humaine fondamentale que comme « simple » objet culturel, et sous le prisme du processus créatif plutôt que sous celui des productions matérielles. Plus qu’un lieu de réflexion, cette Chaire de philosophie à l’hôpital est aussi un opérateur discret de transformation institutionnelle : un espace où les cadres ne s’abolissent pas, mais se mettent à l’épreuve du réel, et où le soin, sans renoncer à ses exigences, demeure ouvert à ce qui advient, en célébrant à la fois les singularités et les pluralités des histoires de soignants, artistes, et soignés dont les trajectoires de vie se croisent en institution.

En janvier 2026, au cœur de l’auditorium du Conservatoire de Bourges a eu lieu l’inauguration de la 8e Chaire de Philosophie à l’hôpital, sous l’égide et la direction de Cynthia Fleury-Perkins, psychanalyste et philosophe (1).

Inaugurer une Chaire de philosophie à l’hôpital relève de l’exceptionnel, du hors du commun, de l’inédit. Cet évènement s’inscrit à la fois dans l’héritage historique du Centre hospitalier George Sand qui articule et conjugue l’art et le soin depuis des décennies, mais aussi dans les aspirations des soignants et artistes qui cherchent à penser leur pratique, à la consolider et à la renouveler sans cesse. De ce fait, ce sont les thèmes de l’art, de la création et de la vulnérabilité qui se sont imposés à toutes et tous dans la conception de cette première journée, permettant ainsi de mettre au premier plan le partage de témoignages et d’expériences. Ceci est d’autant plus prégnant dans un territoire marqué par l’isolement, la raréfaction des liens sociaux et le manque de ressources en soins de première ligne d’une part, mais également dans un contexte plus global de technicisation et de rationalisation grandissantes du soin, susceptibles d’aboutir à une perte de sens pour soignants et soignés.

Cet ancrage local ne saurait être compris sans rappeler l’histoire singulière du Berry, terre à la fois périphérique et profondément marquée par une tradition humaniste, dont la figure de George Sand constitue une incarnation majeure. À travers son œuvre et son engagement, elle n’a cessé de porter une attention particulière aux existences marginalisées, aux formes de vulnérabilités sociales et aux injustices silencieuses qui traversent les territoires ruraux. Cette sensibilité trouve un écho particulier dans l’histoire de la psychiatrie berruyère, longtemps structurée par des logiques d’enfermement, de normalisation et de mise à distance de la folie, mais également traversée par des mouvements de transformation, d’ouverture et de réinvention des pratiques. Comme le montre l’histoire locale de l’asile de Beauregard devenu le Centre hospitalier George Sand, le soin psychiatrique s’est toujours situé dans une tension entre ordre et humanité, entre protection sociale et reconnaissance des subjectivités. C’est dans cet héritage, à la fois critique et fécond, que s’inscrit aujourd’hui la création de cette Chaire.


CONJUGUER LES VULNÉRABILITÉ GRÂCE À L’ART

La réflexion a pris pour point de départ le constat de la vulnérabilité inhérente à tout être humain, fragile car fondamentalement « ouvert », c’est-à-dire perméable à son environnement naturel, social, culturel, affectif et dont la survie dépend largement du type de « soin », et même d’attention, qui lui est prodigué. L’être humain est un être relationnel inséré dès sa naissance dans un réseau de liens sociaux, qui se construit par et à travers les relations intersubjectives qu’il tisse. Au-delà de cette expérience commune, certains individus connaissent des situations de vulnérabilité spécifiques et protéiformes (psychique, relationnelle, sociale, politique, environnementale) qui peuvent d’ailleurs se combiner de manière à exacerber leur souffrance et créer des situations d’exclusion, de stigmatisation, ou de persécution.

Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant le processus de « réification » à l’œuvre dans nos sociétés contemporaines, c’est-à-dire de « chosification » de l’humain qui renforce sa vulnérabilité et son sentiment de déprise. La réification de l’humain consiste à lui donner les caractéristiques d’une chose figée et statique, en le réduisant à des évaluations de fonctions, de normes, de statuts ou de performances. Ce système dans lequel l’homme est inéluctablement inséré et qui fait de lui un producteur et un consommateur, contribue à nier le lien social, l’empathie et la réciprocité. L’être humain y perd le sentiment de contrôle sur son environnement ce qui favorise l’émergence d’un sentiment de dépossession et de dé-prise (ou dé-pression au sens de lâcher prise), et peut le conduire à l’apathie, à l’inaction, à la passivité. À partir de ces constats contextuels, les intervenants ont exploré la manière dont l’art, par sa puissance singulière, permet à l’individu et au collectif de vivre avec cette vulnérabilité et de se retrouver une forme de pouvoir d’agir et de décider pour soi-même.

• Art et rapport au monde

Dans la suite des échanges, l’art a été abordé davantage comme une expérience humaine fondamentale que comme « simple » objet culturel, et sous le prisme du processus créatif plutôt que sous celui des productions matérielles. C’est bien la « pratique » artistique qui permet à l’être humain, individuellement et collectivement, d’interroger ses différentes modalités d’être au monde. Dans cette perspective, l’art peut être pensé comme une forme d’humanisme, voire comme une alternative existentielle face aux formes contemporaines de violence, de normativité et de réification en proposant d’autres régimes d’existence et d’autres manières de faire. Cette puissance tient à la nature même de l’art : pluriel, irréductible à une seule fonction, et fondamentalement ouvert à la nouveauté qui permet l’expression sous toutes ses formes, à travers une diversité de médiums. Ainsi, l’art peut servir d’expérience esthétique, de lieu de pensée et d’expression de soi, et d’espace de reconnaissance. En somme, de voyages intérieurs et extérieurs.

L’art ouvre à l’être humain un champ des possibles, c’est-à-dire un espace où l’imagination et la pratique nous permettent de nous déprendre de nos assignations, de nos destins tragiques et des hasards malheureux. C’est une pratique qui invite à l’observation du réel et à sa transfiguration sous des formes nouvelles, inédites, émancipatrices.

C’est également une pratique de la reprise qui crée du lien entre les époques, entre les cultures, entre différentes manières de voir et d’habiter le monde. Cette pratique favorise la réinterprétation de l’ancien, et invite donc à « faire autrement ». L’art explore la singularité, donne forme au divers et évite la simple répétition du passé, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’enjeux traumatiques.

Par ailleurs, l’art permet une expression de soi, là où la communication et la transmission par le langage formel sont bloquées ou impuissantes. Lorsque la parole est entravée, le recours à un médium artistique peut ouvrir un accès précieux à l’expérience du patient permettant à la subjectivité de se dire autrement lorsque les mots en disent parfois trop ou trop peu. Cette articulation entre art et langage est fondamentale : elle permet à l’expérience individuelle de devenir partageable, sans être normalisée, et à la transmission de rester vivante. Ainsi l’art permet de construire, trouver (ou retrouver) un lien avec le réel, en passant par le symbolique. En effet, le mot « symbole » vient du latin symbolus et désigne un objet coupé en deux, dont chaque partie est confiée à une personne. Les détenteurs peuvent alors se reconnaître et doivent se rencontrer pour reconstituer l’entièreté de l’objet.

• Visée thérapeutique de l’art

L’art est aussi une question de pratiques. Le processus de création passe en effet par différentes phases, dont certaines sont idéales (observation, imagination), et qui inaugurent le passage de l’idée théorique à un objet tangible et réel par la production. Les psychiatres ont souligné que la mobilisation de l’art dans une visée thérapeutique a pour vecteur la « pratique ». Cependant, le risque est grand de surinterpréter la création comme symptôme, au détriment de sa dimension expressive. La question, souvent posée, de savoir s’il faut une fragilité particulière pour créer, appelle ici une réponse plus nuancée. Il ne s’agit pas d’esthétiser la souffrance ni de la poser comme condition de la création, mais de reconnaître que la vulnérabilité peut trouver, dans l’acte créateur, une forme de transformation et de mise en sens, c’est-à-dire de sublimation. Si nous devions faire un nouveau détour étymologique, il s’agirait de rappeler que le symptôme a pour origine en grec simptoma, c’est-à-dire la rencontre, la co-incidence, ce qui « survient ensemble ».

Enfin, l’art, à travers sa transmission, permet tout à la fois de favoriser le lien social, et de créer du « sens ». Les musiciens du Paris Mozart Orchestra (PMO) ont insisté sur l’importance de l’éducation et de la transmission. Apprendre à vivre, a-t-il été rappelé, suppose une inventivité constante. L’éducation artistique joue ici un rôle décisif ; elle ne vise pas seulement l’acquisition de compétences techniques, mais l’apprentissage d’une relation au monde fondée sur l’écoute des autres et de soi-même, sur l’attention et la créativité.

L’engagement de musiciens, d’artistes et de créateurs d’une exigence extrême auprès de publics divers témoigne d’une forme de solidarité active. Cette transmission ne repose pas sur un modèle descendant, mais sur une mise en commun des sensibilités, où chacun (transmetteur comme récepteur) se trouve transformé.


MISE EN MOUVEMENT ET EN SENS

La journée d’inauguration de la 8e Chaire de philosophie à l’hôpital s’est achevée par une table ronde qui a mis en avant le savoir expérientiel de différentes intervenantes du Centre Hospitalier George Sand. Cela a notamment été l’occasion de présenter deux ateliers d’art-thérapie, illustrant les discussions de la matinée sur les potentialités de l’art. Le premier est un atelier de danse mené avec différents partenaires dont les CADA auprès d’un public de personnes exilées majoritairement féminin. Le second est un atelier d’art plastique mené au Centre médico-psychologique enfants ados (CPMEA) de Saint-Armand auprès de jeunes adolescentes qui souffrent de troubles psychiques.

L’histoire de l’irruption des artistes dans les établissements psychiatriques montre combien l’art a nourri et transformé les pratiques de soin. Dans ces ateliers, l’art n’est ni outil projectif ni support d’interprétation clinique, mais rencontre entre deux sensibilités : celle du patient et celle de l’artiste. L’important est le processus, le « se faisant », le moment où quelque chose advient entre des sujets.

« Revenir à l’intérieur de soi… » 

Ces deux ateliers ont pour point commun la mobilisation du corps et la notion de groupe.

Le corps est mobilisé auprès de patientes qui, par leur pathologie ou les violences ou traumatismes vécus, subissent une menace pour l’intégrité de leur schéma corporel, qui entraine des phénomènes de déprise identitaire, voire des souffrances somatiques. Le médium corporel permet de revenir à soi, de se resituer dans l’espace, de s’incarner en revenant à l’ici et au maintenant. L’art thérapeute et danseuse qui anime cet atelier a insisté sur la dimension « archaïque » de la danse, permettant de revenir à l’intérieur de soi. Dans les ateliers d’arts plastiques, les patientes renouent avec leur corps par une attention au geste, qui implique, comme dans la broderie, une lenteur qui les conduit à poser leurs émotions. Ces ateliers créent un espace de liberté auquel elles ne sont pas habituées.

Se relier à l’autre

Par ailleurs, ces ateliers visent à faire émerger une réalité de groupe (la dynamique d’un groupe étant différente de la somme des individus), en créant un espace sécurisant pour les patientes qui vient contrebalancer les violences subies et leur offre la possibilité de s’ouvrir.

Les intervenantes ont également insisté sur les relations qui se nouent lors de ces ateliers, où les accompagnatrices sont « participantes » au même titre que les patientes, ce qui crée une dynamique horizontale de co-construction et permet l’instauration d’une relation de confiance. Dans cette relation de don et de contre-don, celui qui regarde devient à son tour créateur, en recréant du sens. Durant ces ateliers, les intervenantes s’ouvrent et exposent leur propre vulnérabilité, ce qui leur permet d’être sensibles aux détails et aux personnes, et donc ouvertes à ce qu’il s’y passe. « Je suis vulnérable, donc je suis », résume l’une de psychiatres présentes. Ces ateliers sont un lieu de circulation, de partage et de reconnaissance mutuelle où la vulnérabilité n’est pas disqualifiante, mais constitutive de la relation, puisqu’à travers la vulnérabilité c’est le caractère unique et singulier de chaque individu qui s’exprime.

Créer pour reconstruire

Enfin, les intervenantes ont partagé à l’auditoire leurs observations sur les effets bénéfiques des ateliers sur les patientes. Ils participent d’un processus de ressaisissement et remobilisation de soi à travers la mise en action et la reconstruction d’une image personnelle positive. D’autre part, ces ateliers permettent aux patientes de mobiliser des ressources intérieures, et de reconnecter avec leurs gouts et leurs sensations, en découvrant ce qu’elles aiment ou n’aiment pas faire. Dans le cadre spécifique de la danse, elles peuvent se reconnecter avec la notion de plaisir sous la forme des sensations corporelles et sortent d’une position de passivité.

La créativité des soignants, comme celle des artistes, se déploie souvent en marge des normes strictes. Elle repose sur le travail collectif, l’ouverture à des profils divers, et la reconnaissance des imaginaires singuliers. Chacun est porteur d’un imaginaire qui ne demande qu’à être mis en relation avec celui des autres pour contribuer à la construction du monde à venir. Les ateliers proposés par le CH constituent donc une forme de pas de côté en expérimentant de nouveaux modes de prise en charge, loin de l’idée qu’il n’y aurait qu’une unique technique ou méthode pour soigner les patients. Ils visent alors l’objectif ultime : permettre aux personnes de mettre du sens sur leur trajectoire de vie et ainsi faire diminuer la souffrance des patients et de leur entourage. En effet, l’enjeu thérapeutique, et même éthique, n’est pas de conformer les individus à une norme unique du « bien vivre », mais de réduire la souffrance et de reconnaître la richesse et la pluralité des trajectoires.   


ET APRÈS ?

À l’issue de cette journée, il apparaît que la création d’une Chaire de philosophie à l’hôpital ne saurait être envisagée comme un événement isolé ou symbolique, mais bien comme l’amorce d’un mouvement institutionnel profond, encore en devenir.

Ce qui se joue ici excède largement l’introduction d’un nouveau dispositif ou d’un espace réflexif supplémentaire : c’est une manière d’habiter l’institution qui est mise à l’épreuve, de concevoir le soin non plus seulement comme une réponse technique à des symptômes identifiables, mais comme une pratique située, traversée par des enjeux éthiques, politiques (dans le sens de la vie dans la cité), et existentiels.

Dans cette perspective, l’institution hospitalière pourrait être appelée à se penser elle-même comme un lieu de création, au sens fort du terme : un espace capable de produire des formes inédites de relation, d’inventer des modalités d’accueil qui reconnaissent la singularité des trajectoires, et de soutenir des pratiques qui ne se laissent pas entièrement réduire à la dimension quantitative.

Une telle orientation suppose toutefois de maintenir une tension féconde entre structuration et ouverture : il ne s’agirait pas d’institutionnaliser l’invention au point de la figer, mais de créer les conditions de possibilité de son émergence, en reconnaissant que l’imprévisible, l’informel et le sensible ont toute leur place dans le champ du soin. À cet égard, la Chaire pourrait jouer un rôle de catalyseur, en favorisant la circulation des savoirs entre disciplines, en légitimant les savoirs expérientiels des patients et des soignants, et en ouvrant un espace de réflexion critique et fécond sur les normes qui traversent les pratiques.


CONCLUSION

Il s’agit d’un véritable défi, d’un pari et d’une opportunité que de penser une institution qui ne renoncerait ni à l’exigence de ses cadres réglementaires, ni à l’éthique de responsabilité qui fonde le soin, mais qui reconnaîtrait en même temps la part irréductible d’incertitude inhérente à toute rencontre humaine, et saurait en faire non un défaut à corriger, mais une ressource à penser. Ainsi comprise, la Chaire de philosophie à l’hôpital serait plus qu’un lieu de réflexion : un opérateur discret de transformation institutionnelle : un espace où les cadres ne s’abolissent pas, mais se mettent à l’épreuve du réel, et où le soin, sans renoncer à ses exigences, demeure ouvert à ce qui advient, en célébrant à la fois les singularités et les pluralités des histoires de soignants, artistes, et soignés dont les trajectoires de vie se croisent en institution.


Benoist FAUVILLE, Psychologue à l’Espace adolescent au CH George Sand

Marine LEROUGE, Directrice adjointe en charge des Projets et du Mécénat

Alain VERNET, Psychologue, philosophe, ex-membre du CH George Sand et professeur associé à l’Université de Tours 

1 – Le Centre Hospitalier et les différents partenaires (Yann Galut, maire de Bourges ; Claire Gibault, directrice Paris Mozart Orchestra ; Frédéric Hocquard, délégué général de Bourges capitale Européenne de la Culture 2028) ont introduit la journée. 

Bibliographie commentée

1. Philosophie du soin et de la vulnérabilité

  • Fleury, Cynthia. Le soin est un humanisme. Paris : Gallimard, 2019.
    Ouvrage presque central qui donne une assise philosophique immédiate à l’idée que le soin n’est pas seulement technique, mais relation, responsabilité et attention à la vulnérabilité.
  • Pelluchon, Corine. Les Nourritures. Philosophie du corps politique. Paris : Seuil, 2015.
    Pour relier corps, dépendance, exposition au monde et éthique de la vulnérabilité, et permet aussi d’élargir vers une anthropologie plus générale de l’existence incarnée.

2. Réification, déprise et reconnaissance du sujet

  • Honneth, Axel. La réification. Petit traité de théorie critique. Paris : Gallimard, 2007.
    Référence très pertinente pour appuyer le passage sur la « chosification » de l’humain. Honneth fournit le cadre théorique le plus net pour penser la perte de reconnaissance, l’objectivation des sujets et ses effets sociaux et psychiques.

3. Art, création et expérience

  • Dewey, John. L’art comme expérience. Paris : Gallimard, 2010.
    Sur l’idée que l’art ne doit pas être réduit à un objet culturel, mais compris comme expérience vivante, transformatrice et partagée.
  • Winnicott, Donald W. Jeu et réalité. L’espace potentiel. Paris : Gallimard, 1975.
    Très précieux pour penser les médiations artistiques comme espace intermédiaire entre monde intérieur et monde extérieur. Cela éclaire les développements sur la création, le symbolique et la possibilité de se dire autrement que par le langage direct.

4. Psychiatrie institutionnelle, médiations et pratiques de soin

  • Oury, Jean. Création et schizophrénie. Paris : Galilée, 1989.
    Référence majeure pour l’histoire et l’esprit de la psychiatrie institutionnelle. Oury aide à penser ensemble création, subjectivité psychotique et transformation du cadre de soin.
  • Tosquelles, François. Fonction poétique et psychothérapie. Toulouse : érès, 2003.
    Belle référence de jonction entre langage, poésie, folie et psychothérapie, qui renforce l’idée que l’art n’est pas un supplément décoratif du soin, mais une modalité de subjectivation