Pour une clinique de la négociation
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
Après l’apparition brutale de troubles du comportement, Baptiste, 19 ans, est hospitalisé sous contrainte. Entre peur, mutisme et symptômes, un infirmier installe une relation de confiance et accompagne ce patient dans l’entrée dans la schizophrénie.
Au sein d’une unité fermée, un infirmier de nuit veille avec sa collègue sur le sommeil d’une vingtaine de patients. Deux d’entre eux, en grande souffrance, viennent bousculer ses repères et remettre en question le cadre institutionnel.
Dès qu’un patient requiert la présence d’un interprète, comment repenser le cadre de l’entretien thérapeutique, en particulier en consultation psychotraumatique ? Aléas de la traduction à partir de quatre vignettes cliniques.
Si, dans les phases aiguës de la schizophrénie, l’injection d’antipsychotique représente une capitulation, le sujet qui se rétablit apprend à en faire un outil de routine au service de la reconstruction de soi et de lutte pour la normalité.
Au seuil de la relation d’aide thérapeutique, les infirmiers déploient d’abord une fonction « construction du lien » faite de petits riens destinés à amorcer, appuyer ou maintenir une ouverture à la rencontre et à la relation.
Comment se former à la relation d’aide ? Au-delà des aspects théoriques, comment s’approprier cette pratique ? En formation continue, les attentes, les connaissances et les motivations sont très diverses. Expérience d’une formatrice.
Le regard positif inconditionnel défini par Carl Rogers est peut-être l’attitude la plus soignante que l’on puisse trouver, celle dont la plupart des êtres manquent le plus : être considéré comme une personne digne de valeur, qui compte. Ce regard est un véritable antidote au jugement que chacun, en lui, porte sur soi.
Le psychopathe a le don pour élire ses bons et ses mauvais soignants. Plus que tout autre patient, il implique de travailler en équipe et de limiter une trop grande diversité des réponses.
Très fréquente, l’agitation peut prendre plusieurs formes et nécessite de s’appuyer sur des connaissances cliniques et psychopathologiques solides. La prise en charge vise à aider le patient à réguler ses émotions et son comportement.