20 Mars 2027 - Paris et en distanciel

Ascèse anorexique et avidité boulimique à l’adolescence

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Journée organisée par le Collège international de l’adolescence

Si l’ascétisme, l’intellectualisation et les agirs de décharge, représentent des modalités défensives privilégiées à l’adolescence, de tels présupposés, aussi précieux soient-ils, ne suffisent pas à eux seuls à éclairer la nature des éléments processuels à l’origine de l’ascèse anorexique ou de l’avidité boulimique. Aussi, reste-t-il nécessaire d’explorer comment et pourquoi s’installent et s’emballent ce type de troubles, lesquels se muent très vite en conduites d’auto-sabotage qui attaquent directement le corps pubère. Quels sont les facteurs psychiques qui peuvent induire cette quête de « l’orgasme de la faim » ou pousser ces indomptables à réitérer indéfiniment les « attaques du frigidaires », jusqu’à vivre un état de mal boulimique ?   

Les interventions qui se succèderont tout au long de cette journée d’étude viseront à éclairer et à examiner les liens qui se tissent entre anorexie et boulimie, étant entendu que des fantasmes boulimiques sont toujours sous-jacents au fonctionnement subjectif anorexique. Quel vampire intérieur, quelles imagos archaïques ces patient(e)s tentent d’exorciser et de maîtriser comme dans l’anorexie ou de gaver et d’étouffer comme dans la boulimie ? Ne faut-il pas penser que ces « actes symptômes » traduisent une forme d’externalisation du conflit psychique sur le corps propre, hors du champ de la psyché ? Ou bien, faut-il privilégier la perspective de liens étroits avec des comportements addictifs, l’anorexie se définissant alors comme « toxicomanie sans drogue » ?  

Les différentes communications s’appliqueront à préciser ce qui fait la spécificité des prises en charge psychothérapeutiques des troubles du comportement alimentaire. Comment déjouer le risque que les séances puissent être utilisées avant tout comme possibilité de décharge ou d’évacuation psychique, davantage que comme réelle possibilité d’élaboration ? Comment amender les effets d’un travail du négatif omniprésent, au service de leur « phobie du psychique » et parvenir à susciter un processus d’hystérisation jusque-là mis en défaut ? De même, il conviendra d’explorer la singularité des vécus transférentiels et contre-transférentiels, puisque l’assèchement de la pensée anorexique, comme l’excentricité diffluente de la parole boulimique ne manquent pas de générer le risque de contaminer ou d’engloutir l’activité psychique du thérapeute. Autant de questionnements cliniques qui seront abordés et affinés tout au long des développements et des échanges de cette journée scientifique.        

Informations pratiques :

  • Tarifs entre 25 et 120 €
  • En présentiel et distanciel
  • Bulletin d’inscription dans le programme ci-dessous ou par ce lien
  • Contact : 01 45 35 21 77 ou cila.colloque@gmail.com
  • Pour plus d’informations