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En 2015, selon le Recueil d’informations médicalisées en psychiatrie (RIM-P), l’isolement thérapeutique a concerné 28 000 personnes hospitalisées en psychiatrie, soit 1 personne sur 12. Malgré des limites, ce recueil de données permet d’objectiver le recours à l’isolement en psychiatrie.
En psychiatrie, l’isolement en « dernier recours » pointe parfois la limite d’une prise en charge sans indiquer ce qui la justifie. Mais qu’est-ce qui déclenche une telle mesure face à la crise ?
Comment les soignants ressentent-ils la question de l’isolement et/ou de la contention ? Une étude sociologique explore la façon dont ils en rendent compte et confronte leurs pratiques à l’injonction d’en faire un usage « en dernier recours ».
« Ils te laissent “attaché” avec ces sangles mais ils ne font rien. Tu ne reçois aucun soin… » Une recherche explore le vécu des personnes mises sous contention en psychiatrie, qui, en général, perçoivent cette intervention comme punitive et coercitive
L’utilisation quasiment « en routine » des isolements et contentions est le symptôme d’une institution psychiatrique malade. Il est donc salutaire que le législateur enjoigne de faire évoluer les pratiques. Point de vue d’un soignant engagé
Fidelio, la quarantaine, a passé quinze longues années en isolement. À l’occasion d’une restructuration de services, des soignants portent un regard différent sur ce patient redouté, ce qui va lui permettre de se rétablir. Retour sur une clinique des petits pas et de l’informel dans les soins.
Comment faire évoluer le projet de soins de Fidelio, qui a longtemps été maintenu à l’isolement ? Pour engager ce patient sur le chemin du rétablissement, le cadre de santé impulse une dynamique où les soignants peuvent faire preuve d’initiative, de créativité, de pugnacité et, surtout, inscrire leurs démarches individuelles dans un mouvement d’intelligence collective
Les activités physiques ont toute leur place dans le processus de réhabilitation psychosociale. Rémi, un patient qui souffre de troubles psychotiques, bénéficie d’une activité VTT qui va considérablement « élargir le périmètre de sa vie ».
La recherche infirmière s’origine souvent dans la pratique. Comment ensuite exploiter et diffuser les résultats obtenus, puis les inscrire dans les soins quotidiens ? Retour d’expérience.
Si de nombreux facteurs génétiques sont impliqués dans la vulnérabilité des maladies psychiatriques, l’influence des facteurs épigénétiques, liés aux événements de vie et à l’environnement est également déterminante.