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Une recherche en soins a identifié le rôle de l’humour et les modalités de son déploiement dans les soins infirmiers. Dans cette perspective, les soignants pointent son potentiel et la diversité de ses registres d’actions.
Pour le patient hospitalisé, l’humour peut constituer une source de plaisir et de partage avec le soignant. Un véritable espace de liberté et de jeu, favorisant la reconquête d’un certain pouvoir et la redécouverte de soi dans les relations à l’autre.
Dans la cure psychanalytique, l’humour peut surgir, du fait du patient ou parfois de l’analyste. L’interprétation des lapsus et des traits d’esprit vise à en dégager, sans jugement moral, les affects et les passions contradictoires.
Des soignants proposent un atelier d’art-thérapie basé sur le jeu clownesque à des patients souffrant de schizophrénie. Parallèlement, une recherche clinique évalue ses bénéfices, en particulier au regard de l’alliance thérapeutique et des comportements agressifs.
Cinq patients souffrant de schizophrénie participent à un groupe de psychodrame psychanalytique, ce qui leur permet de « se voir » différemment et de modifier leur rapport à l’autre. Lorsque surgit l’humour, les bénéfices de l’atelier paraissent potentialisés.
Avec ses multiples facettes, l’humour peut être un marqueur des différentes phases du trouble bipolaire. Davantage que dans d’autres pathologies, cet outil à double tranchant nécessite une forme d’« accordage » relationnel.
« Cette femme a gâché ma vie ». Pleine de ressentiment envers l’ex-épouse de son mari, Cécile voudrait rompre avec des ruminations négatives obsédantes. Au cours d’une thérapie brève, l’emploi du paradoxe et de l’humour lui permet d’évoluer.
Sabri, 17 ans, incarcéré pour un viol commis à l’âge de 14 ans, a connu un parcours parsemé de violences, de rejets et de carences. Face à son immaturité affective et intellectuelle, à son impossibilité de verbaliser et d’élaborer, l’approche corporelle est privilégiée. Récit d’un travail en psychomotricté.
Peut-on se risquer à l’humour dans une situation de souffrance psychique sans mettre en péril l’alliance thérapeutique ? Oui ! à condition de manier cet outil avec précautions.
Les troubles du sommeil ont des liens étroits avec les maladies psychiatriques. Ils ont une valeur diagnostique et jouent un rôle important dans le pronostic. Leur prise en charge a des effets positifs sur le cours de la maladie.