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François, 58 ans, est incarcéré pour des faits d’inceste perpétrés sur deux de ses enfants vingt ans auparavant.
Sa prise en charge consiste à assouplir ses distorsions cognitives, traiter ses troubles anxio-dépressifs et répondre à ses besoins primaires.
Les notions théorico-cliniques inceste et incestuel restent mal maîtrisées. Retour sur les travaux fondateurs de Paul-Claude Racamier.
L’inceste ne concerne pas seulement un agresseur et une victime. Il faut l’envisager comme le symptôme d’une organisation généalogique familiale incestueuse, dont le paradigme est l’attaque des liens de filiation.
Les violences sexuelles, et tout particulièrement l’inceste, sont accessibles à la prévention. En effet, il existe une corrélation importante entre ces violences subies dans
l’enfance et l’apparition de troubles psychiques.
En luttant contre les parents incestueux pour leur prédation sexuelle, en ignorant le système d’où cette prédation est issue, en niant l’atteinte plus vaste aux fondements même de la société, nous ne faisons que renforcer la possibilité de la transgression.
La thérapie narrative propose de déconstruire les récits qui emprisonnent le patient et de faire émerger des histoires alternatives, notamment à partir de moments d’exception, pour le remettre en mouvement.
Célibataire, Martin, 27 ans, évite de rencontrer des jeunes filles, car il a peur d’être rejeté. Explorant son raisonnement et ses croyances, le thérapeute lui prescrit de « chercher ce rejet » par une confrontation infinitésimale, pour l’aider à dépasser ses craintes et à évoluer.
Depuis le divorce très conflictuel de ses parents dans sa petite enfance, Claire vit avec sa mère « dans une bulle ».
L’adolescente souffre d’idées suicidaires, d’angoisses et de problèmes somatiques. Un cadre de soin bifocal, incluant une approche corporelle et un espace psychothérapique, soutient un processus d’individuation.
La question du soin et du changement chez les auteurs de
violences sexuelles est un sujet sensible. Illustration avec le lent parcours d’Hervé, 67 ans, violeur multirécidiviste, qui peu à peu sort du déni et se réapproprie son histoire, en y mettant des mots et du sens.
L’efficacité d’une thérapie est avant tout liée aux compétences relationnelles du clinicien, c’est l’« effet thérapeute ». Dans l’entretien motivationnel, ce savoir-être empathique s’appuie sur le discours du patient et son évolution.