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Chez les patients psychotiques, la réalité psychique peut être « mise en forme » par le cadre réel et, paradoxalement, de ces limites peut naître la pensée. Au centre psychothérapique de la Velotte, l’équipe repense chaque jour un cadre thérapeutique ferme, souple et vivant…
Michel, qui souffre de psychose, invite un infirmier du CMP à regarder un match de foot chez lui. L’équipe élabore autour de cette demande peu banale, qui interroge le cadre thérapeutique et active l’esprit du soin. Il s’en suit un certain nombre d’effets à long terme.
Dès son admission à l’hôpital, le patient est informé du cadre thérapeutique de sa prise en charge. Mais que recouvre précisément cette notion ? Une équipe soignante engage une réflexion et illustre sa démarche à partir d’une histoire clinique.
En psychomotricité, le cadre thérapeutique est avant tout une contenance psychocorporelle, une aide à la symbolisation. Illustration à partir de trois histoires cliniques.
C’est en se constituant porte-parole de l’administration mais aussi des malades, de leur famille et des soignants auprès de sa hiérarchie que le cadre de santé garantit le cadre thérapeutique.
Le paradoxe du cadre tient dans le pouvoir de nous faire croire qu’il existe, alors qu’il n’existe que parce que nous y croyons. Mais il est bien réel et comporte une véritable causalité, un pouvoir opérationnel d’action, d’agencement et de transformation.
Les crises liées au grand âge bouleversent les repères au sein de la famille, parfois jusqu’à la rendre « malade ». Les soignants doivent analyser les interactions entre la personne âgé et sa famille pour mettre au jour le fonctionnement de l’appareil psychique familial.
Face à la complexité de la maladie d’Alzheimer, l’auteur propose plusieurs modèles de lecture de la situation, afin de partager les points de vue et d’installer une confiance entre proches et soignants.
Au-delà de son aspect matériel, la solidarité familiale mobilise des affects et des désirs ambivalents. Sans juger la famille, les soignants doivent comprendre que cette solidarité ne s’impose pas du dehors mais résulte d’un travail intérieur et exige du temps.
Depuis dix ans, Marie Madeleine souffre de la maladie d’Alzheimer. Son mari, Bernard, a appris à l’aider. Il témoigne de leur lente descente sur cette « rivière sans retour » où parfois, au détour d’un méandre agité, survient une eau claire…