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Au-delà de son aspect matériel, la solidarité familiale mobilise des affects et des désirs ambivalents. Sans juger la famille, les soignants doivent comprendre que cette solidarité ne s’impose pas du dehors mais résulte d’un travail intérieur et exige du temps.
Depuis dix ans, Marie Madeleine souffre de la maladie d’Alzheimer. Son mari, Bernard, a appris à l’aider. Il témoigne de leur lente descente sur cette « rivière sans retour » où parfois, au détour d’un méandre agité, survient une eau claire…
La guidance familiale en gérontopsychiatrie a pour objectif de remettre la famille en mouvement afin de lui permettre de prendre des décisions jusque-là inaccessibles ou inconcevables, ce qui passe par la restauration d’une enveloppe psychique familiale. Illustration avec la prise en charge de Madame A.
La crise du grand âge provoque souvent une crise familiale. Des approches
analytiques groupales permettent de travailler les « souffrances généalogiques ».
Prendre une décision de protection juridique pour un parent âgé est toujours une étape délicate pour la famille, qui révèle souvent des conflits anciens.
Au fil de l’évolution de la maladie de son parent âgé, l’aidant sera confronté à différentes situations. Au Québec, la chaire Desjardins en soins infirmiers à la personne âgée et à la famille propose trois programmes psychoéducatifs pour soutenir la santé mentale des proches aidants.
Les dispositifs de répit proposés aux aidants familiaux et aux personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ont considérablement évolué au cours de la dernière décennie. Ils s’appuient aujourd’hui sur la dimension positive et gratifiante de l’aide apportée et s’adressent au binôme aidant-aidé.
Face au vieillissement de ses parents, l’« enfant-soignant » est confronté à une angoisse très particulière du fait de sa formation et de sa pratique, au risque de développer parfois une véritable « dépression hostile ».
Par sa souplesse, la visite à domicile reste aujourd’hui une modalité de soin irremplaçable du secteur. Retour aux sources de cette pratique et état des lieux pour les soignants.
Si la visite à domicile renvoie à des notions de surveillance, la pratique va bien au-delà. Elle permet au patient de se reconstruire, aux proches de bénéficier d’un appui et au soignant d’assumer une fonction de médiation entre le patient et ses objets.