
Acheter un article


Une séance d’instance clinique, autour du récit d’un soignant en grande difficulté avec un patient, conduit au plus près des mouvements transférentiels et du travail du superviseur.
Dispositif de groupe, l’analyse de la pratique vise l’élaboration des rencontres entre professionnels et usagers. Elle concerne donc le professionnalisme du soignant et permet de garder ouverts des espaces de pensée dans des lieux marqués par la souffrance psychique.
Faire équipe suppose un travail psychique d’accordage, régulièrement mis à mal par des effets de déliaison et de destructivité. Le groupe d’analyse clinique des pratiques d’équipe instituée offre une mise en parole de ces mouvements.
L’approche Balint vise à sensibiliser les soignants à la dimension inconsciente dans l’acte de soin. L’objectif est « la modification limitée mais considérable » de certains aspects de la personnalité qui posent problème dans l’exercice professionnel.
En psychiatrie, l’institution se prête de moins en moins à la réflexion sur les enjeux subjectifs des pratiques. Ce contexte « contraint » a vu émerger des groupes d’élaboration clinique propice à dépasser la « passivation pulsionnelle ».
D’un groupe de supervision à un groupe d’analyse des pratiques, deux infirmières en psychiatrie témoignent de leurs expériences de ces lieux où penser le soin en
équipe.
L’émotion est le produit d’une activité mentale. Elle n’en est pas la cause ou la source. Plaidoyer pour une psychopathologie centrée sur la vie et la régulation.
La communication émotionnelle est un processus interactif qui prend en compte le rôle de l’observateur. Ce dernier ne se contente pas d’interpréter et de décoder les signaux émotionnels, il prépare aussi une réponse et une action adaptées. C’est en ce sens que les expressions émotionnelles sont des « affordances sociales ».
On considère que la pathologie survient lorsque l’émotion est dérégulée, que l’affect est réprimé, inaudible. L’intensité émotionnelle perçue ou non par le sujet est un point fondamental pour le clinicien.
La régulation émotionnelle n’est pas une simple « neutralisation affective ». Dans un dispositif thérapeutique idéal, le soignant connaît bien ses émotions et les stratégies qui lui permettent de les réguler. Il aide ainsi au mieux les patients à vivre avec les leurs.