
Acheter un article


Loin d’être une évidence, l’accueil est un art difficile qui suppose de maîtriser les composantes techniques du premier entretien. S’appuyer sur des références et des savoirs permet au soignant de mieux s’en libérer.
Le temps de l’accueil n’est pas celui du premier rendez-vous fixé mais un processus psychique complexe et délicat qui vise à ouvrir le patient vers une mise en mouvement, un travail de subjectivation. L’enjeu est alors celui de la demande.
Lors du premier entretien familial, l’enjeu est de faire évoluer la conviction qu’un seul membre du groupe serait malade. Illustration avec la famille de Richard, le fils aîné désigné comme le problème.
Comment accueillir l’étrangeté liée à la psychose ? Chaque patient a sa logique, qui nécessite de proposer une réponse et un accueil singuliers à chaque fois. Pour cela, le soignant doit pouvoir s’appuyer sur un cadre de références.
Les Centres psychanalytiques de consultation et de traitement constituent une réponse de la psychanalyse à la précarité du lien social. Lieux d’accueil originaux, gratuits, ils se proposent dès les premières séances d’isoler avec le patient un symptôme sur lequel
s’appuiera, dans un deuxième temps, un traitement court.
En admettant l’incertitude comme élément constitutif de toute relation thérapeutique, on parvient à un accueil « authentique » qui consiste à accepter de se laisser surprendre par l’autre et la situation à venir.
De la rencontre peut résulter soit un choc, c’est le cas des particules élémentaires en physique, soit une liaison, c’est le cas des molécules en chimie ou des personnes dans l’amitié et l’amour. Aperçu de cette alchimie subtile qui précède toute vie.
Si les chiffres de l’obésité ont explosé au cours de cette dernière décennie,
la complexité du problème nécessite de questionner le symptôme au-delà des réponses classiques.
La prise en charge de l’obésité, maladie multifactorielle, est nécessairement
pluridisciplinaire et personnalisée. À une approche de type « recours », où un médecin référent s’adresse à une autre ressource, doit se substituer une dynamique de « ressources autour du patient ».
L’obésité est une question sociale qui reste un formidable objet pour étudier les
relations entre sciences et société. La sociologie cherche ainsi à comprendre les
transformations des représentations de l’obésité.