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Le thérapeute qui, dans l’analyse, laisse place aux émotions, établit avec ses patients une relation d’empathie. Il acquiert ainsi la possibilité de les aider, y compris dans les domaines les moins explorés par Freud : la construction d’une estime de soi adaptée et l’élaboration des traumatismes auxquels ils ont été confrontés.
Avec les enfants comme avec les adultes, les soignants reçoivent et éprouvent des émotions qu’ils doivent accueillir et élaborer. Deux infirmiers, l’un en pédopsychiatrie et l’autre en psychiatrie d’adultes, décrivent leurs façons de se mettre en travail.
Dans le quotidien des services de soin, le travail émotionnel est partagé au sein de représentations communes à l’institution ou à l’équipe. L’approche sociologique permet de décrire plusieurs stratégies collectives de ce partage.
Les troubles émotionnels dans la schizophrénie portent sur la reconnaissance des émotions (faciales, vocales), sur les émotions sociales impliquant les tétas mentaux d’autrui (théorie de l’esprit) et les émotions qui s’y réfèrent (empathie).
Ni l’industrie pharmaceutique, ni le DSM ne suffisent à expliquer les enjeux sociétaux profonds qui se jouent à travers la gestion des émotions dans la constitution de notre subjectivité moderne.
Il existe probablement plusieurs gènes de susceptibilité au trouble bipolaire agissant entre eux et avec des facteurs environnementaux. Le grand nombre de combinaisons possibles rend l’identification de tous ces gènes difficiles mais cette tâche paraît aujourd’hui réalisable.
La loi du silence, le déni, l’abandon des victimes de viol règnent encore en maîtres. Dans ce contexte, il faut savoir identifier et accompagner les victimes de façon adaptée, en particulier pour « déminer » la mémoire traumatique.
Le syndrome psychotraumatique entraîne une souffrance cliniquement significative et une altération du fonctionnement social, professionnel et affectif. Les agressions sexuelles en sont la cause la plus fréquente chez les femmes.
Le crime sexuel est une traversée de dépersonnalisation, de morcellement, d’agonies primitives, de décompensations psychosomatiques majeures et de phobies paranoïdes. Le viol n’est pas sexuel, son véritable enjeu est la soumission identitaire.
Crime absolu, le viol fait l’objet d’une réprobation sociale maximale. Il est
pourtant inégalement traité par la justice. Une analyse psychocriminolog i que
permet d’observer les faits neutres tels que rapportés par la procédure judiciaire.