Lucia Path est psychologue à l’hôpital. Depuis de nombreuses années, elle croise le chemin d’enfants, d’adolescents, d’adulescents, d’adultes, de femmes et d’hommes, victimes de violences en tout genre. Ses brèves de psy se veulent universelles, tout en touchant le particulier en chacun d’entre nous. Ces extraits de vie qu’elle nous propose viennent mettre en lumière les invisibles, ou celles et ceux trop vite recouverts par l’indifférence. L’auteure nous dit comme l’écriture s’impose pour dire l’urgence de protéger les enfants.
« Vous êtes quelques un.e.s à m’écrire après la lecture de mes brèves de psy. Vos mots sont emplis de poésie. Écorché.e.s par le désespoir, vous proposez une lumineuse ballade. Celle au sein de laquelle se fraient des rais de lumière malgré la désertion des figures fiables et toute géopolitique des abandons. Vous décrivez vos cartographies de l’errance et oxymores de la dignité des clairs-obscurs. Certaines de mes brèves semblent venir rompre le sentiment de solitude. Depuis ces fragments pudiques, je tente de rappeler les conséquences des attentats du sexuel commis sur des enfants. Parfois vous semblez dire que cela serait trop tard pour vous. Et pourtant vous dites comme mes mots réaniment la possibilité du vivant. Comme les entames profondes et les écorchures pourraient cicatriser. Notre rencontre épistolaire ouvre des possibles.
Vous écrivez :
- « Vous avez le don de faire apparaître nos réalités moins solitaires. »
- « Quelque chose nous a été volé »
- « J’ai été consommé.e »
- « Avec vos mots nous avons une place »
- « Vous nous offrez cette possibilité de n’être plus seul.e.s »
« Je suis honorée de vos retours. Ils donnent à mon écriture tout l’élan pour continuer ».
llustrations d’Éloïse Coussy
• Lucia Path, Brèves de psy III, Ed. Amalthée, 17,90 €, 160 p.









