N° 256 - Mars 2021

États limites, suicide et entraînement méditatif

Auteur(s) : Déborah DUCASSE, psychiatre, et Véronique BRAND-ARPON, infirmièreNbre de pages : 8
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Camille, 25 ans, présente un fonctionnement de type borderline. Elle entretient systématiquement des relations interpersonnelles surinvesties et houleuses. Après une tentative de suicide suite à une dispute amoureuse, un programme structuré de Thérapies cognitives et comportementales de 3e vague lui est proposé.

Camille, 25 ans, bénéficie d’un accompagnement en Thérapies cognitives et comportementales (TCC) de 3e vague (voir encadré La TCC, trois vagues d’élaboration, p. 68) après avoir été hospitalisée pour une première tentative de suicide par Injection médicamenteuse volontaire (IMV), suite à une dispute avec son compagnon.
La jeune femme présente un fonctionnement de type borderline, dans lequel les relations interpersonnelles proches riment systématiquement avec souffrance. Elle raconte : « Quand j’ai rencontré Victor, j’ai immédiatement ressenti une attirance, une connexion. Il y avait quelque chose de spécial entre nous. Rapidement, il est devenu mon monde, la personne la plus importante pour moi sur cette terre. J’avais envie de passer tout mon temps avec lui… et dès que je n’étais pas avec lui, il me manquait atrocement. » Comme la majorité des relations proches qu’elle a entretenues au cours de sa vie, le lien à Victor était marqué par un hyper-investissement affectif, des attentes élevées, une peur que celui dont dépend son bien-être s’éloigne

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