Pour une clinique de la négociation
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
En psychiatrie, l’isolement en « dernier recours » pointe parfois la limite d’une prise en charge sans indiquer ce qui la justifie. Mais qu’est-ce qui déclenche une telle mesure face à la crise ?
La thérapie brève systémique propose d’analyser la crise en termes de réalité vécue ici et maintenant par la personne,réalité qu’elle co-construit en permanence en interagissant avec son environnement.
La crise est une occasion donnée à la personne et à son entourage de transformer le fonctionnement psychique, de modifier ce qui fait la souffrir jusqu’alors de manière répétitive. Le travail de crise nécessite une formation précise des intervenants.
Face à la survenue d’un état de crise aiguë chez un patient qui souffre de psychose, une équipe québécoise assure un programme de soins intensifs brefs à domicile, offrant une véritable alternative à l’hospitalisation intégrant la philosophie du rétablissement.
L’intervention de crise apparaît comme la tentative de transformer une situation de détérioration et de souffrance en une occasion d’évolution positive. Elle doit donc être située du côté de la psychothérapie.
À Marseille, l’Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation (Ulice) a été créée pour répondre à toutes les situations de crise. Flexible, créative, elle propose pendant deux mois une prise en charge intensive qui intègre les limites temporelles, spatiales et relationnelles.
À Marseille, ville multiculturelle, l’unité de soins intensifs brefs Ulice est souvent confrontée à des situations de crise au sein de familles d’origine étrangère. L’outil privilégié de lecture reste l’approche phénoménologique. Illustration avec une famille originaire du Cambodge.
Le sentiment d’urgence plane souvent sur la crise et la masque de son ombre. Dès le premier appel, l’équipe d’intervention de crise (ERIC) tente d’entrevoir ce qui fait crise avant de construire une éventuelle intervention d’urgence. Illustration.
Chez un patient présentant un fonctionnement en faux self, la crise est particulièrement impressionnante car elle l’oblige à faire face à la vacuité et à l’absence de construction vraie et sincère. Illustration avec l’histoire de Carlotta.