Le Plan souhaité d’organisation des soins
Le Plan souhaité d’organisation des soins, dit Plan SOS, associe les soignants à la rédaction de cette forme particulière de directives anticipées. Premiers enseignements et perspectives.
Le Plan souhaité d’organisation des soins, dit Plan SOS, associe les soignants à la rédaction de cette forme particulière de directives anticipées. Premiers enseignements et perspectives.
Le Plan de crise conjoint, qui permet au patient de définir avec un soignant ses préférences de soins, est à considérer comme une forme de processus de décision partagée innovante entre patients et professionnels, soutenant activement le rétablissement.
Instrument juridique non contraignant, les directives anticipées en psychiatrie ont une portée indicative pour le médecin, qui doit en prendre connaissance mais reste néanmoins libre d’apprécier les orientations définies.
Actuellement en cours à Marseille, Paris et Lyon, une vaste recherche évalue un modèle de directives anticipées en psychiatrie « à la française », rédigé avec le soutien d’un pair-aidant. L’objectif principal est d’évaluer l’impact du dispositif sur le nombre d’hospitalisations sous contrainte.
L’orientation des pratiques vers le rétablissement doit aujourd’hui structurer le cadre thérapeutique. Comment le mettre en oeuvre avec la participation de l’usager ? Le plan de crise conjoint est un outil qui permet d’accompagner cette évolution.
La coanimation de séances de psychoéducation sur le médicament par un psychiatre et un médiateur de santé-pair permet
d’associer savoirs scientifiques et expérientiels. Les participants bénéficient ainsi de points de vue subjectifs et complémentaires.
Les liens tressés entre observance, empowerment et autonomie expliquent combien l’observance est un processus plus qu’un objectif. Questions à Jean-Marie Revillot, cadre de santé, docteur en sciences de l’éducation, et formateur.
S’il est une question où la relation médecin patient reste très déséquilibrée, c’est sans doute celle du
médicament. Au-delà de l’observance, l’ETP engage un véritable changement de paradigme.
Comment rendre opérant un processus de déstigmatisation ? Grâce au Programme émotions positives pour la schizophrénie (PEPS), les professionnels augmentent leur empathie en s’identifiant aux difficultés des patients, lequels, en partageant les ressources et vulnérablités des soignants, développent une perception positive d’eux-mêmes.
Le Centre de formation au rétablissement (CoFor) vient d’ouvrir ses portes à Marseille. Il propose aux usagers de la psychiatrie devenus « étudiants » de véritables formations au rétablissement dispensées par des pairs.