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Si la recherche montre les effets positifs de la participation du patient à la construction d’un savoir sur sa pathologie,
en psychiatrie, les savoirs expérientiels sont parfois difficiles à faire reconnaître. Repères et actualités.
L’expérience subjective de la souffrance psychique génère un savoir acquis sur la route de l’éprouvé. Ce parcours peut conduire une personne à inventer des modalités d’être pour exister au monde et y apporter quelque chose d’inédit.
L’expérience subjective du patient a transformé son rôle politique dans la médecine et notamment en psychiatrie, jusqu’à lui conférer une forme d’expertise professionnelle. Un mouvement qui a des conséquences parfois paradoxales.
De plus en plus couramment, les formations à l’éducation thérapeutique du patient (ETP) accueillent des patients
experts ou pairs aidants. Deux logiques d’apprentissage sont à l’oeuvre.
Dans ce pôle de psychiatrie, les « experts d’expérience » (médiateurs de santé pairs, membres ou représentants d’associations d’usagers et porte-parole d’usagers) se déploient dans toutes les composantes de l’organisation des soins. Une mise en oeuvre concrète des savoirs qui permet de parler de pratiques de soins orientées rétablissement.
Le Centre de formation au rétablissement (CoFor) vient d’ouvrir ses portes à Marseille. Il propose aux usagers de la psychiatrie devenus « étudiants » de véritables formations au rétablissement dispensées par des pairs.
On peut se dégager d’une identité de malade et développer celle, plus positive, de personne qui entend des voix. Pour cela, le Réseau sur l’entente de voix offre des espaces non jugeants, propices à l’auto-réflexivité, la recherche du sens, la mutualisation des savoirs concernant les expériences vécues et les moyens de composer avec.
Au cours des siècles, de nombreux « fous » ont tenté de penser et de transmettre leur expérience singulière. Peu ont réussi à se faire entendre.
Depuis plus de 30 ans, les ergothérapeutes du monde entier se réfèrent aux modèles conceptuels centrés sur l’occupation.
Le point sur une science méconnue en France, qui inscrit la profession dans une pratique fondée sur les preuves.
La pratique du théâtre peut offrir à l’étudiant en soins infirmiers une meilleure compréhension de la réalité de ses éprouvés afin qu’il découvre, comprenne, affine et apprenne à employer ses aptitudes relationnelles.