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L’intervenant en thérapie comportementale et cognitive ne doit pas oublier que le trouble hypocondriaque se présente toujours dans une condition individuelle et qu’il doit donc établir son plan d’intervention en fonction de ce qui singularise chaque tableau clinique.
Les maux de ventre ou aux mâchoires, les conduites d’exhibition ou masturbatoires fonctionnent comme des soupapes de sécurité chez François qui n’a accès qu’à ce « langage d’organe », langage régressif pour dire son lien à l’objet…
La plainte hypocondriaque est à prendre au sérieux. Derrière le malade imaginaire qui prête à sourire peut se cacher un homme à bout. Il faut donc écouter la plainte hypocondriaque de la même façon qu’on écoute une personne qui exprime des idées suicidaires ou un délire de persécution. Il faut inlassablement travailler la sémiologie.
Les travaux des systémiciens ont permis de mettre en évidence les dysfonctionnements familiaux, mais il ne faut pas faire de ces hypothèses qui guident le travail des thérapeutes la cause de la schizophrénie.
Alors que dans un contexte de développement de l’ambulatoire, les familles absorbent de plus en plus la charge des soins au patient, l’approche systémique permet d’alléger le fardeau des proches tout en préservant leur force de mobilisation.
Les thérapeutes familiaux ont décrit certains modes de fonctionnement repérés dans les familles avec un patient psychotique, mais la psychose n’a pas encore dit son dernier mot. Par ailleurs, ces concepts ne doivent pas faire passer sous silence la souffrance du patient et de son entourage.
Selon Gregory Bateson, notre esprit peut se trouver dissocié lorsqu’il est soumis à des injonctions discordantes dans le champ de notre vie, par exemple familial. Le terme « schizophrénie » traduit bien cette dissociation mentale et affective qui s’observe chez nombre de malades mentaux comme dans leurs liens familiaux.
La technique vivante des entretiens collectifs familio-systémiques repose sur l’expérience positive suivante : l’implication exigée des participants les plus concernés, membres de l’équipe institutionnelle et de la famille, ouvre au patient concerné un champ d’expression qu’il a perdu ou dont on la prive de façon constante.
Qu’en est-il de moi, si mon frère, mon semblable, est malade ? La question n’est pas seulement « j’ai » un frère ou une soeur schizophrène, c’est aussi « je suis » le frère ou la soeur d’une personne schizophrène.
Le travail avec les familles met en jeu, à des niveaux différents, trois systèmes : la famille du patient, les soignants et leur référence à leur propre système familial,et l’institution avec ses mythes et son organisation.