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Au-delà des propos souvent ambivalents que reflètent les témoignages des patients sur leur médication, de nombreux récits font émerger leur revendication d’accéder à une position de sujet à part entière dans le processus de traitement.
La gestion autonome de la médication vise contribue à un questionnement personnel sur la qualité de vie, les moyens de l’améliorer et les conditions pour amener des changements significatifs vers un mieux-être. La médication devient ainsi un instrument au service d’une finalité plus globale qui dépasse le contrôle de certains symptômes.
Et si l’une des clés de lecture proposée concernant l’accès au « bon soin » du patient déprimé était, entre autres, celle d’un problème majeur de coordination entre les acteurs de soins primaires et le système de soin spécialisé ?
Quand peut-on considérer un patient comme guéri de son épisode dépressif ? Quelles sont les modalités évolutives habituellement observées, avec et sans traitement ? Quels sont les différents niveaux d’observation qui permettent de préciser l’évolution d’un patient déprimé, de fixer des objectifs et de définir des stratégies thérapeutiques?
Les soins partagés correspondent à une nouvelle organisation des soins qui s’inscrit dans le contexte international des soins aux sujets déprimés et s’appuie désormais sur de nombreuses expériences. S’il est acquis que le partage des soins est nécessaire, des questions demeurent sur ses apports et ses limites.
Permettre un accueil, une évaluation rapide de tout patient adressé par son médecin généraliste et développer un maillage avec les praticiens de première intention, tels sont les objectifs de la consultation d’avis spécialisés et de suivi.
La reconnaissance des compétences infirmières au sein de la consultation d’avis spécialisés et de suivis conjoints facilite l’émergence du rôle propre et valorise la clinique infirmière.
Le travail partenarial est une école exigeante pour le psychologue, peu habitué par sa formation, au partage des pratiques. Si chacun est à sa place dans son métier, les échanges seront fructueux et le patient bénéficiera d’investissements variés.
Pour donner les « meilleures chances au patient », le médecin généraliste peut l’adresser à une structure de diagnostic et d’orientation, l’indication thérapeutique posée pourra être discutée autant avec le patient qu’avec le médecin adresseur.
Intérêt d’une unité de soins spécialisés dans la prise en charge des troubles de l’humeur qui privilégie avant tout le travail de mutation psychique.