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Déroulé au fil d’entretiens biographiques, le récit de vie permet au patient de revenir sur sa trajectoire. Pour accueillir cette parole, le soignant se situe dans une posture d’écoute active qui favorise la co-construction du parcours de soin.
La méthode des SARA© (Stages d’aide au rétablissement ambulatoire) permet d’élaborer un programme d’ETP et propose un nouvel abord du diagnostic éducatif, utilisable tout au long du programme, comme un fil de funambule tendu entre soin et éducation.
Prenant appui sur leur propre rétablissement, les médiateurs de santé pairs partagent avec les patients les compétences qu’ils ont mobilisées pour faire face à la maladie. Ces professionnels « d’un genre nouveau » sont précieux pour aborder l’éducation thérapeutique du patient et en particulier formaliser le diagnostic éducatif.
Dès son intitulé, le diagnostic éducatif nie l’autonomie et la liberté du patient. Que les soignants cessent donc de penser à sa place par peur qu’il ne pense pas dans le bon sens ! Qu’ils en fassent plutôt un partenaire efficace et engagé !
Le cadre thérapeutique d’un atelier à médiation tient une place essentielle dans l’émergence, chez des patients
psychotiques, de contenus psychiques auparavant impensables. Repères théoriques et illustrations cliniques.
Quels sont les bénéfices des antipsychotiques d’action prolongée? Si les dernières recommandations préconisent
leur utilisation dès le premier épisode, on constate que leur sous-utilisation est associée à un manque de connaissances et à des représentations négatives.
Si, dans les phases aiguës de la schizophrénie, l’injection d’antipsychotique représente une capitulation, le sujet qui se rétablit apprend à en faire un outil de routine au service de la reconstruction de soi et de lutte pour la normalité.
Les parcours de soin de Stéphane et de Patrick illustrent comment la dimension relationnelle de l’injection
intramusculaire d’antipsychotique à action prolongée peut se déplier et venir soutenir la continuité des soins.
Pourtant, au départ, aucun d’eux n’est demandeur de ce type de prise en charge.
Grâce ou malgré l’antipsychotique à action prolongée, le soignant doit maintenir un lien et accompagner le patient psychotique jusque dans l’élaboration de son délire.
Que sait la personne psychotique à propos de son traitement à action prolongée ? L’éducation thérapeutique
du patient lui propose un espace pour ses questions et ses doutes, pour visualiser le soin, entendre ses pairs et
cheminer avec eux.