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La clinique transculturelle donne du sens aux épisodes traumatiques et une extraordinaire efficacité au travail
thérapeutique, c’est-à-dire à la résolution du trauma et à la reconstruction du sujet. Illustration avec la prise en charge de Souleymane, un jeune homme africain de 22 ans.
À l’adolescence, les traumatismes de l’exil subis par les parents se réactualisent. Le Point accueil jeunes de Saint-Denis propose un accompagnement bienveillant dans un lieu sécurisant qui permet d’explorer la transmission intergénérationnelle du trauma.
L’inadéquation de certaines relations professionnelles, marquées par la confusion des liens, les corruptions et les collusions incestueuses, traduit une incapacité à exercer au plan clinique. Expériences et analyse d’un superviseur d’équipes qui s’intéresse plus particulièrement à la posture du psychologue.
Une cadre de santé prend ses fonctions dans une équipe en souffrance, bloquée sur un fonctionnement inadapté. Patiemment, à partir de l’analyse de l’activité réelle, elle remobilise les soignants autour de la clinique.
Schiz’dit ! est un programme d’éducation thérapeutique du patient mis en place au Centre hospitalier spécialisé de Nouméa pour les patients souffrant de schizophrénie et leurs familles. Deux ans après la première session d’ETP, bilan d’une initiative qui a transformé les relations de soins.
Avant son départ à la retraite, Jacques, infirmier et art-thérapeute, range l’atelier. Au fil du tri, il revisite sa vie professionnelle et s’interroge : au fond, le soignant en santé mentale n’est peut-être qu’un aiguilleur de mémoire, un dépositaire…
Si, en psychiatrie, il apparaît parfois nécessaire aux soins de supprimer ou de limiter la liberté d’aller et venir d’un patient, il faut néanmoins lui garantir ses droits dans le cadre des règles édictées par la société. Comment s’articulent mesures administratives et médicales ?
En France, en matière de liberté d’aller et venir, les malades mentaux, sauf dans une brève période, ont souvent été les parents pauvres.
Libre d’aller et venir en France quand on est « psychiatrisé », mais où ? Le Groupe information asiles milite pour une psychiatrie plus humaine et respectueuse de la liberté.
Si les patients comprennent qu’il peut être « dur de travailler en psychiatrie », ils ne peuvent se satisfaire de pratiques qui les privent de leur dignité. Ils proposent des pistes d’amélioration, qui passent en particulier par une meilleure information.