Une conférence sur le « masquage diagnostique » pour booster le regard clinique

FacebookXBlueskyLinkedInEmail

La prochaine Grande discussion du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l’espace francophone (SIDIIEF) le mardi 20 octobre 2026, en direct et en ligne porte sur le thème : « Le masquage diagnostique : ce que les savoirs croisés révèlent pour la pratique infirmière ». Une invitation à repenser collectivement notre regard clinique.

Lorsqu’un diagnostic psychiatrique antérieur oriente — voire limite — l’interprétation des symptômes d’une personne, on parle de masquage diagnostique. Ce phénomène, encore peu documenté, peut entraîner des retards d’intervention, des erreurs d’évaluation et une rupture de la relation thérapeutique. Les infirmières et infirmiers, par leur présence continue auprès des patients, sont à la fois témoins privilégiés de ce glissement, et acteurs clés pour le prévenir.

Cette conférence présente les résultats d’une recherche-action participative menée en partenariat avec des personnes directement concernées — patients, proches et intervenants communautaires. En croisant savoirs scientifiques et savoirs expérientiels, nous avons pu identifier les situations typiques de masquage diagnostique, les dynamiques organisationnelles qui le favorisent et ses effets concrets sur les trajectoires de soins.

Ce que cette démarche révèle va au-delà du diagnostic : elle met en lumière des mécanismes souvent invisibles dans la pratique quotidienne et ouvre des pistes concrètes pour agir — renforcer les processus d’évaluation, outiller les patients et cibler les formations. Une invitation à repenser collectivement notre regard clinique.

• Cette conférence se déroule de 11h30 à 12h30 (UTC-4).

Conférencière : Marie-Claude Jacques, infirmière, Ph. D. Professeure, École des sciences infirmières – Université de Sherbrooke, Québec, Canada.

Marie-Claude Jacques est professeure en sciences infirmières à l’Université de Sherbrooke. Ses travaux portent sur l’expérience vécue des personnes aux prises avec des troubles mentaux graves ou en situation de vulnérabilité ou de stigmatisation, notamment l’itinérance, l’usage de substances ou l’incarcération. Elle s’intéresse aux inégalités en santé, aux savoirs expérientiels et aux pratiques de soins qui favorisent l’autodétermination, la dignité et la justice sociale. Ses recherches, menées en collaboration avec des groupes communautaires, visent à transformer les pratiques en donnant une place centrale à la voix des personnes premièrement concernées.

• Inscription gratuite sur ce lien