Quand la peur s’installe, c’est tout le rapport au travail qui peut se trouver fragilisé. L’organisation
et le collectif jouent alors un rôle déterminant pour éviter que les incidents laissent des traces durables.
Les violences dites « externes » ne sauraient être appréhendées indépendamment de leur contexte organisationnel. La surcharge de travail, la pénurie de personnel, les contraintes horaires ou l’intensité du travail accroissent en effet le risque d’être confronté à de telles situations. Quant aux violences internes, ou systémiques, du fait des collègues, de la hiérarchie et de l’organisation du travail elle-même, leurs effets se cumulent à ceux des violences internes. Ces facteurs contribuent à une fatigue physique et psychique qui exacerbe les réponses émotionnelles apportées aux situations délicates et leurs répercussions sur la santé physique et mentale (anxiété, stress, allant parfois jusqu’à l’état de stress post-traumatique) (1).
À côté des mesures de sécurité physique (sas de sécurité, verrous…), des ressources comme le soutien entre collègues et la lisibilité des dispositifs institutionnels de prévention ou d’accompagnement peuvent alléger la peur de venir travailler.
« LES RISQUES DU MÉTIER »
Le premier axe de ressources consiste à améliorer la régulation émotionnelle, en premier lieu en acceptant la peur de l’agression physique comme une réaction physiologique et psychologique normale face à un danger réel, et non comme un manque d’étoffe personnelle, de compétence ou d’engagement professionnel.
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