N° 311 - Octobre 2026

Écrire pour penser : quand l’écriture devient un espace de soin…

FacebookXBlueskyLinkedInEmail

Docteure en psychopathologie clinique, psychologue clinicienne, mais aussi poétesse, Nayla Chidiac publie chez Elsevier Masson un ouvrage consacré aux ateliers d’écriture thérapeutique qu’elle anime depuis trente ans et dont elle enseigne la méthode à travers le monde.

• Qu’entendez-vous par « atelier d’écriture thérapeutique » et quels sont les objectifs visés par cette médiation ?

Il s’agit d’un dispositif de soin utilisant l’écriture comme médiation, dans un cadre précis, contenant et pensé par un thérapeute. Un atelier d’écriture thérapeutique vise ainsi à soutenir la symbolisation, relancer les processus de pensée, favoriser l’élaboration psychique et restaurer une continuité là où l’expérience a produit une rupture ou une sidération.

L’écriture introduit un tiers : elle permet de déposer, déplacer, mettre en forme et parfois rendre pensable ce qui ne pouvait jusque-là se dire. Le texte produit n’est donc jamais une fin en soi. Il constitue un matériau psychique à partir duquel un travail d’élaboration devient possible. C’est le processus de pensée mis à l’œuvre dans l’écriture qui importe, et non le résultat esthétique.

Les consignes occupent une place essentielle. Elles doivent ouvrir sans contraindre, solliciter l’imaginaire sans mettre le sujet en difficulté et être adaptées à la clinique comme au moment du groupe. Poésie, prose, listes, fragments, jeux sur les cinq sens, exercices oulipiens, changements de point de vue ou formes projectives permettent de varier les voies d’accès à l’écriture.

Pour poursuivre votre lecture

ou

Acheter le numéro