En s’appuyant sur les recherches actuelles en neurosciences, cet ouvrage démontre comment améliorer la psychopharmacologie et développer de nouveaux traitements par neurostimulation. Le point avec les auteurs, B. Millet, psychiatre, et T. Dondaine, neuropsychologue.
• Quel est l’objectif de cet ouvrage dans le contexte actuel de l’état des connaissances en psychiatrie ?
Cet ouvrage cherche à aborder les maladies psychiatriques sous leur angle physiologique ou neurobiologique. Les nombreux échanges avec nos collègues et amis, neurologues, neurochirurgiens, neuropsychologues, physiologistes, pharmacologues nous ont incités à aborder ces pathologies selon cette approche.
La psychiatrie, a priori, est une spécialité médicale qui se prête mal à la recherche neurobiologique. En effet, les modèles animaux sont très fréquemment imparfaits ou reproduisent de façon très lointaine le phénomène clinique observé, tels que celui d’un épisode dépressif ou schizophrénique floride. De même le participant sain, s’il peut ressentir des effets similaires à ce que l’on peut observer chez le patient, représente aussi un modèle imparfait pour comprendre les mécanismes cérébraux survenus au cours d’une maladie psychiatrique. Or il nous a semblé que les nombreux travaux scientifiques de ces trente dernières années nous ont apporté suffisamment de connaissances d’une importance majeure pour que nous les mettions aujourd’hui à la disposition d’un public plus large. Première tentative en langue française sur ce sujet, cet ouvrage est donc le fruit d’un travail à approfondir au fil des années.
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