La Direction générale de l’offre de soins présente les orientations de l’appel à projets en soutien de la pédopsychiatrie : des budgets 2026 en baisse (10 M€ contre 25 M€ en 2025) financeront en priorité l’intervention précoce pour psychoses émergentes et l’offre pour les publics vulnérables, notamment les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE), et ceux relevant d’une mesure émanant de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
Dans une instruction publiée le 6 juillet 2026, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) précise les modalités de mise en œuvre par les Agences régionales de santé (ARS) d’un renforcement de l’offre de psychiatrie périnatale et psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, à mettre en œuvre dans les territoires.
Deux thématiques prioritaires
L’appel à projets soutient les projets élaborés dans le cadre d’une concertation territoriale relative aux enjeux de santé mentale des enfants et des adolescents, qu’elle soit déjà formalisée au sein des axes « enfants-adolescents » des projets territoriaux de santé mentale (PTSM) ou engagée spécifiquement à cette fin.
Une attention prioritaire sera portée aux thématiques suivantes :
- La réponse aux publics vulnérables, notamment les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE), et ceux relevant d’une mesure émanant de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Il s’agira ainsi de proposer des réponses adaptées aux problématiques de santé de ces enfants ou adolescents « en favorisant les réponses innovantes et partenariales entre les services départementaux de l’ASE, de la PJJ et les acteurs de l’offre de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent », souligne la DGOS (par exemple, équipes mobiles, offres d’accueil mixte). Des projets engageant une coopération avec d’autres acteurs des champs de l’éducation, des addictions, de la prévention, ou du sanitaire et du médicosocial, sont ainsi encouragés.
- Le repérage et l’intervention précoce des psychoses émergentes. La DGOS rappelle que dans le cadre du Plan Neuder de soutien à la psychiatrie présenté en juin 2025, une mesure avait pour objectif de structurer, d’ici 2027, un modèle national de repérage et d’intervention précoce des psychoses émergentes sur tout le territoire. Il s’agit de consolider et de poursuivre le travail de maillage territorial déjà réalisé.
Les ARS sont chargées de relayer l’instruction auprès des établissements de santé autorisés en psychiatrie. Compte tenu de la baisse des financements alloués en 2026, le processus de sélection des projets est laissé à leur discrétion, les ARS peuvent ainsi choisir d’organiser un jury comme les années précédentes ou non, selon l’instruction relative aux modalités de renforcement de l’offre en psychiatrie périnatale et psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent pour l’année 2026.










