N° 257 - Avril 2021

Stress et vulnérabilité psychologique

Auteur(s) : Pierluigi GRAZIANI, professeur des universités en psychologie clinique et psychopathologie, Linda KEMPE, psychologue et psychothérapeute en TCC, et Jonathan DEL MONTE, maître de conférences en psychologie cliniqueNbre de pages : 7
FacebookTwitterLinkedInEmail

De nombreuses recherches se sont intéressées aux mécanismes physiologiques et psychologiques du stress. Au-delà de l’événement, le stress résulte aussi d’une interaction sujet-environnement strictement associée à sa construction mentale ou interprétation.

Les événements de vie stressants provoquent une réponse comportementale et émotionnelle qui modifie à long terme les processus adaptatifs (Gorwood, 1999). L’évitement des stimuli aversifs peut être contreproductif, se traduire par une sensibilisation à des situations et déterminer une vulnérabilité psychologique s’il n’y a pas d’habituation.
Les pertes ou les séparations peuvent entraîner un risque de comorbidité dépressive (Servant et al., 1991) puisqu’ils activent une faible idée de soi. Les abandons précoces alimentent ainsi une sensibilité aux séparations à l’âge adulte.
Des auteurs ont essayé de classer les évènements de vie pour identifier des caractéristiques en lien avec un risque de souffrance psychologique. Certains événements sont « positifs » (ils donnent du plaisir), d’autres « neutralisants » (ils réduisent une souffrance existante), d’autres permettent un « nouveau départ » (le sujet repart sur des bases nouvelles (Hardy et Gorwood, 1995).

Pour poursuivre votre lecture

ou

Acheter l'article

5,00 €

Acheter le numéro