N° 243 - Décembre 2019

Contagion délirante et mélancolie dans la paranoïa

Auteur(s) : Ariane BILHERAN, Psychologue clinicienneNbre de pages : 6
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Le délire paranoïaque a la particularité d’être contagieux… Dans ce contexte, les mécanismes psychiques à l’oeuvre sont notamment la collusion entre le noyau mélancolique du paranoïaque et les traces de deuil pathologique non résolu chez le « paranoïé ».

Le seul délire capable d’opérer par contagion est le délire paranoïaque. L’auteur se propose d’investiguer davantage les mécanismes psychiques permettant cette contagion, et notamment la collusion entre le noyau mélancolique du paranoïaque et les traces de deuil pathologique non résolu chez le « paranoïé ». Injonction paradoxale pour créer de la confusion mentale et chocs traumatiques réitérés pour créer de la confusion émotionnelle sont les deux terreaux préparant la survenue de la contagion. Par ailleurs, la contagion délirante ne peut se déployer sans penser la projection à l’extérieur du noyau mélancolique dans la paranoïa, entraînant une cruauté mélancolique ainsi que l’élaboration de mécanismes de défense chez le « paranoïé » pour faire face à une telle violence (idéalisation, clivage, projection). Dès lors, le psychisme contagionné entre dans la symbiose délirante, jusqu’à vivre des épisodes de manie, d’illusion hypnotique et de reconstruction de la réalité à partir du délire.

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