N° 243 - Décembre 2019

Chef-d’oeuvre de la paranoïa, le harcèlement

Auteur(s) : Ariane BILHERAN, Psychologue clinicienneNbre de pages : 6
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Non seulement le harcèlement est le chef-d’oeuvre du paranoïaque, mais la contagion délirante agissant sous son impulsion dégrade la santé mentale de tous les membres du groupe harceleur.

Pourquoi le paranoïaque est-il par nature harceleur ? Pourquoi le harcèlement est-il d’essence paranoïaque ? Cet article tente de répondre à ces deux questions. Explorant les spécificités du harcèlement (intention de nuire, durée et répétition, mise sous terreur et assujettissement mortifère), l’auteur argumente que seule la paranoïa présente toutes les conditions nosographiques pour être le « cerveau » du harcèlement. Néanmoins, elle rappelle que le harcèlement est un phénomène collectif, qui implique d’autres profils pathologiques comme le pervers et le psychopathe. Pour la santé mentale de ceux qui y sont exposés, les dangers sont majeurs, car la paranoïa enclenche fréquemment chez celui qui la subit des mécanismes de défense délirants particulièrement destructeurs.

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