N° 219 - Juin 2017

Etats limites et personnalité borderline

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La pathologie borderline est de mieux en mieux connue mais le cadre diagnostique reste très hétérogène. Le point sur la clinique, la psychopathologie et les traitements.

La classification américaine du Diagnostic and statistical mental disorders III (DSM-III) en 1980 propose de définir la personnalité borderline comme une entité autonome, impliquant une instabilité identitaire responsable de perturbations relationnelles évocatrices et une dysrégulation des affects et des comportements avec impulsivité. Les principales complications sont le risque suicidaire, les automutilations et les addictions. Les travaux d’inspiration psychodynamique ont mis en évidence chez ces patients de fréquentes perturbations de l’attachement, favorisées par des expériences traumatiques précoces. Les perspectives cognitivocomportementales ont approfondi les notions de schémas cognitifs et comportementaux dysfonctionnels. Le principal traitement de fond est de nature psychothérapique. Les traitements psychotropes sont utiles pour réduire nombre de symptômes-cibles anxieux, dépressifs ou impulsifs. Plusieurs techniques psychothérapiques individuelles ou de groupe ont prouvé leur efficacité. Les résultats obtenus dépendent largement de la qualité de l’alliance thérapeutique qui influence elle-même la bonne observance des traitements.